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Le président de Horizon sans frontières (HSF), Boubacar Séye revient sur la situation qui prévaut au Mali

La situation qui prévaut au Mali ne laisse pas indifférent le président de Horizon sans frontières (HSF), Boubacar Séye. Dans une note parvenue à la rédaction de Seneweb, il pense que la crise malienne pourrait avoir des répercussions néfastes aussi bien au niveau diplomatique qu’économique sur le continent. « Les autorités Maliennes ont rappelé leurs ambassadeurs dans les 15 pays de la CEDEAO, une situation qui va certainement modifier les données géopolitiques de la sous-région. C’est une actualité à retentissement mondial et si on n’y prend pas garde, les prochains jours seront cruciaux pour l’avenir immédiat d’une coopération internationale bâtie sur des valeurs, pendant des décennies. C’est la plus grande crise politique et institutionnelle en Afrique », déplore le président de HSF.
Poursuivant, Boubacar Séye exhorte l’Etat du Sénégal à s’investir activement pour la résolution de cette crise : « Le dossier le plus urgent que le Sénégal devrait mettre sur la table des négociations internationales, est celui du Mali, un voisin immédiat, avec qui il partage le même espace géographique, politique et culturel, historique et linguistique. L’effervescence passagère de la CAN et celle non moins éphémère de la campagne électorale, ne devraient, aucunement faire perdre de vue la gravité de la situation malienne. Sans attendre, le Sénégal a les moyens, encore une fois, d’affirmer son leadership, en prenant en main, aujourd’hui même, la conduite jusqu’ à son terme de ce dossier particulièrement lourd et délicat ».
Pour Boubacar Séye, la CEDEAO devrait avoir une approche adaptée aux réalités socioculturelles maliennes. « L’Homme malien dans son vécu culturel et historique, dans ses attitudes et relations avec les autres, a un tempérament diffèrent de ce que l’on a habitude de voir. Le Mali est un pays d’honneur, ceux qui conduisent les négociations dans cette crise devraient bien tenir compte de l’exception de l’homme malien dans l’environnement africain. Les Maliens n’accepteront jamais l’humiliation surtout, celle venant de l’étranger. »
Pour rappel, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sévèrement sanctionné le Mali. La CEDEAO a fermé toutes ses frontières avec le pays et suspendu les échanges commerciaux autres « que les produits de première nécessité ». Elle a aussi gelé les avoirs du Mali à la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et vont rappeler leurs ambassadeurs au Mali. Face à cette pléthore de sanctions, la junte malienne a décidé d’appliquer la réciprocité en rappelant tous ses ambassadeurs et en fermant ses frontières avec les Etats de la CEDEAO.

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