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Guerre en Ukraine. Ce que l’on sait des pourparlers qui se déroulent à la frontière biélorusse

Des délégations ukrainienne et russe se retrouvent ce lundi 28 février au matin en Biélorussie pour tenter de négocier un accord, alors que Vladimir Poutine a lancé une offensive militaire en Ukraine, jeudi 24 février.

Quatre jours après le début des combats en Ukraine, qui opposent les troupes de Vladimir Poutine à celles de Volodymyr Zelensky, des pourparlers se tiennent ce lundi 28 février pour tenter de trouver un accord entre les deux parties.

Deux délégations, une russe et une ukrainienne, se retrouvent ce matin à la frontière biélorusse. Le point sur ce que l’on sait de cette rencontre.

Où se déroulent les pourparlers et avec qui ?

Les pourparlers de ce lundi 28 février se déroulent en Biélorussie, entre la Russie et l’Ukraine. Un pays loin d’être neutre : il sert de base arrière à Moscou pour mener son offensive sur Kiev. Si le lieu précis reste secret, la présidence biélorusse a déclaré que « la délégation ukrainienne rencontrera la délégation russe sans fixer de conditions préalables sur la frontière ukraino-biélorussie, dans la région de la rivière Pripiat ».

Sans donner plus de détails, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la rencontre se déroule dans la région de Gomel, une zone proche de la frontière ukrainienne, non loin de la centrale nucléaire de Tchernobyl. D’après l’agence biélorusse Belta, rapportés par Le Monde , ce lieu gardé secret porte le nom de code de « cabane du pêcheur ».

La délégation ukrainienne est conduite par le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. Il est notamment accompagné de Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence. La délégation russe est, de son côté, dirigée par Vladimir Medinski, un conseiller du Kremlin.

Ce que réclament les Ukrainiens

La délégation ukrainienne arrivée ce lundi matin en Biélorussie a appelé à un « cessez-le-feu immédiat », indique la présidence ukrainienne. Kiev réclame le retrait des forces russes de son territoire.

Peu avant le début des négociations avec Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé, dans une vidéo, les soldats russes qui ont envahi l’Ukraine à « déposer les armes ».

Ce que souhaitent les Russes

Moscou assure de son côté vouloir trouver « un accord » avec Kiev lors de ces pourparlers, alors que son offensive semble rencontrer plus de résistance que prévu. « Les occupants russes ont ralenti le rythme de l’offensive, mais tentent toujours d’engranger des succès dans certaines zones », a notamment indiqué l’état-major ukrainien dans un communiqué.

« Chaque heure que le conflit se prolonge, ce sont des citoyens et soldats ukrainiens qui meurent. Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l’intérêt des deux parties », a affirmé à la télévision le négociateur russe et conseiller du Kremlin Vladimir Medinski.

La Russie souhaite avant tout la capitulation ukrainienne. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré : « Nous sommes prêts à négocier à tout moment, dès que les forces armées ukrainiennes répondront à l’appel de notre Président et déposeront les armes. »

Faible espoir d’une conclusion positive

L’Ukraine a accepté, dimanche 27 février, ces négociations avec la Russie, même si Kiev a indiqué ne « pas trop croire » que ces pourparlers puissent conduire à la fin de l’offensive militaire russe.

Opposée dans un premier temps à la tenue de discussions en Biélorussie, l’Ukraine a finalement accepté de s’y rendre après que le président biélorusse Alexandre Loukachenko a promis que « les avions, hélicoptères et missiles russes déployés sur son territoire resteraient au sol pendant l’arrivée, les négociations et le départ de la délégation ukrainienne », selon des propos rapportés dimanche par la présidence ukrainienne.

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