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Guerre en Ukraine -La Turquie s’entretient avec Moscou et juge «légitime» de lever les sanctions

Turkish President Recep Tayyip Erdogan (R) and Russian President Vladimir Putin (L) attend the inauguration ceremony of a new gas pipeline "TurkStream" on January 8, 2020 in Istanbul. - Turkish President Recep Tayyip Erdogan is hosting Russian counterpart Vladimir Putin to inaugurate a new gas pipeline, with tensions in Libya and Syria also on the agenda.The TurkStream project, which was temporarily halted during a frosty patch in Russia-Turkey relations, includes two parallel pipelines of more than 900 kilometres (550 miles). (Photo by Ozan KOSE / AFP)

« Si nous devons ouvrir le marché international ukrainien, nous pensons que lever les obstacles aux exportations russes est légitime », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères.

LA RUSSIE PRÊTE À FACILITER AVEC LA TURQUIE LA CIRCULATION DES MARCHANDISES EN MER NOIR

L’objectif de cette entrevue ? Trouver un accord sur les exportations de céréales ukrainiennes et décider de pour la mise en place de corridors sécurisés en Mer Noire. Ce mercredi, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu recevait à Ankara son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le conflit en cours dépuis le 24 février, qui bloque l’essentiel des exportations de l’Ukraine via la mer Noire, fait flamber les prix et peser un grave risque de famine dans les pays qui en dépendent, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient.

« Si nous devons ouvrir le marché international ukrainien, nous pensons que lever les obstacles aux exportations russes est légitime », a déclaré Mevlüt Cavusoglu, en donnait ainsi raison à la demande de la Russie de lever les sanctions appliquées aux exportations agricoles russes, afin de faciliter les exportations ukrainiennes.

Une aide turque pour escorter les convois maritimes

Mevlüt Cavusoglu a spéciquement mentionné les exportations « de céréales et d’engrais » russes, qui ne sont pas concernées par les sanctions occidentales à l’encontre de Moscou mais sont, de fait, empêchées par la suspension des échanges bancaires et financiers.

À la demande des Nations unies, la Turquie a proposé son aide pour escorter les convois maritimes depuis les ports ukrainiens, malgré la présence de mines dont certaines ont été détectées à proximité des côtes turques, dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine.

Pour Mevlüt Cavusoglu, « le plan de l’Onu est raisonnable et réalisable. L’Ukraine et la Russie devraient l’accepter ». Juste avant la guerre, Kiev exportait chaque mois 12 % du blé mondial, 15 % du maïs et 50 % de l’huile de tournesol. « En ce moment nous avons 20 à 25 tonnes bloquées. Cet automne on pourrait atteindre 70 à 75 millions de tonnes », a indiqué lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le même jour, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken  a jugé  « crédibles » les informations selon lesquelles la Russie « vole » les exportations de céréales ukrainiennes , bloquées en raison du conflit, « pour les vendre à son propre profit ».

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