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DIRECT-Guerre en Ukraine : Accord ce vendredi sur l’exportation des céréales ukrainiennes, poursuite des bombardements russes

La Russie, dont l’armée a à nouveau bombardé Kharkiv, la deuxième plus grande ville ukrainienne, y faisant trois morts, va signer ce vendredi avec l’Ukraine un accord sur les exportations de céréales très attendu par la communauté internationale face aux risques de famines dans le monde.

Ce qu’il faut retenir du vendredi 22 juillet

  • HRW accuse Moscou de tortures, détentions et enlèvements dans le sud de l’Ukraine

10H04 TU. ​HRW accuse Moscou de tortures, détentions et enlèvements dans le sud de l’Ukraine

L’armée russe se livre à la torture, aux détentions illégales et aux disparitions forcées de civils dans les zones sous leur contrôle dans le sud de l’Ukraine en guerre, selon l’ONG Human Rights Watch.

« Les forces russes ont transformé les zones occupées du sud de l’Ukraine en un abîme de peur et d’anarchie sauvage », a déclaré Ioulia Gorbounova, chercheuse sur l’Ukraine chez HRW. Elle dénonce « la torture, les traitements inhumains, ainsi que les détentions arbitraires et la séquestration de civils » dans les régions de Kherson et de Zaporijjia, partiellement contrôlées par l’armée russe, tout en exhortant les autorités russes à « mettre fin immédiatement à ces abus ».

L’ONG précise avoir interrogé plus de 70 Ukrainiens ayant décrit plus de 40 cas d’abus et documenté la torture de trois membres de la défense territoriale ukrainienne, qui ont été fait prisonniers de guerre et dont deux sont morts.

06H45 TU. Au cinquième mois de guerre, l’immense fatigue des habitants du Donbass ukrainien

« L’épuisement, le désespoir et la colère gagnent du terrain dans l’est ukrainien, après cinq mois d’une guerre sans merci, une guerre devenue folle », selon un bénévole humanitaire, Oleksiï Ioukov.

Le conflit en Ukraine entrera dimanche dans son sixième mois. En réalité, dans le Donbass, cette région industrielle et ouvrière de l’est, il dure depuis déjà huit ans, lorsque que des séparatistes prorusses appuyés par Moscou ont conquis en 2014 une partie du territoire.

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03H14 TU. Accord attendu à Istanbul
Le document aux termes duquel une sortie par la mer Noire du blé ukrainien bloqué par la guerre et un allégement des entraves au transport de grains et d’engrais russes deviendront possibles sera paraphé à Istanbul.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, ainsi que des représentants des deux belligérants, participeront à la cérémonie de signature qui aura lieu à 13H30 GMT au palais de Dolmabahçe.

Nous saluons l’annonce de cet accord sur le principe, mais ce qui nous importe maintenant c’est (…) de permettre aux céréales ukrainiennes d’atteindre les marchés mondiaux.

Diplomatie américaine.

« La délégation ukrainienne ne soutiendra que les solutions qui garantissent la sécurité des régions méridionales de l’Ukraine, une position forte des forces armées ukrainiennes en mer Noire et l’exportation sûre des produits agricoles ukrainiens », selon le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères Oleg Nikolenko.

A re(voir) : Message du président américain Joe Biden

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Que sait-on de cet accord ?

Un centre de coordination et de contrôle basé à Istanbul

Il sera piloté par des délégués des parties impliquées: un Ukrainien, un Russe, un Turc et un représentant de l’ONU, assistés de leurs équipes respectives.

Ils seront chargés d’établir le calendrier des rotations de navires en mer Noire. Selon les experts impliqués dans la négociation, trois à quatre semaines sont encore nécessaires pour finaliser les détails et le rendre opérationnel.

Des inspections au départ et à l’arrivée en Turquie

L’inspection des navires transportant les céréales constituait une exigence de Moscou qui voulait s’assurer qu’ils ne délivreront pas simultanément des armes à l’Ukraine.

Ces inspections n’auront pas lieu en mer comme envisagé un temps pour des raisons pratiques, mais se feront en Turquie, vraisemblablement à Istanbul, qui dispose de deux importants ports de commerce, à l’entrée du Bosphore (Haydarpasa) et sur la mer de Marmara (Ambarli).

Conduites par des représentants des quatre parties, elles auront lieu au départ et à l’arrivée des navires.

Des couloirs de navigation sécurisés

Russes et Ukrainiens s’engagent à respecter des couloirs de navigation à travers la mer Noire exempts de toute activité militaire.

En vertu de l’accord, si un déminage est requis, il devra être réalisé par un « pays tiers » – autre que les trois impliqués – mais qui n’est pas (encore) précisé.

Au départ d’Ukraine, les navires seront escortés par des bâtiments ukrainiens (probablement militaires) ouvrant la voie jusqu’à la sortie des eaux territoriales ukrainiennes.

Quatre mois reconductibles

L’accord serait signé pour quatre mois et automatiquement reconduit. Si 20 à 25 tonnes de céréales sont actuellement en souffrance dans les silos des ports ukrainiens, et à raison de huit tonnes évacuées par mois, cette durée de quatre mois devrait suffit à écouler les stocks.

Une contrepartie pour les céréales et engrais russes

Un mémorandum d’accord doit accompagner cet accord, signé par les Nations unies et la Russie, garantissant que les sanctions occidentales contre Moscou ne concerneront pas les céréales et les engrais, de manière directe ou indirecte.

Il s’agissait d’une exigence de la Russie qui en faisait une condition sine qua non à la signature de l’accord.

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