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DIRECT – Forces russes et ukrainiennes s’affrontent pour tenter de prendre la capitale Kiev

De « durs combats » se sont poursuivis dans la nuit de vendredi 25 au samedi 26 février, à Kiev. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé à ce que toutes les forces en place défendent la capitale que l’armée russe « tente de s’emparer ».

Tous les horaires sont donnés au format temps universel coordonné (UTC). Pour information, la France se situe dans le fuseau horaire UTC+1. 

Samedi 26 février

7h15 TU. Un immeuble résidentiel touché par un missile à Kiev

Un grand immeuble résidentiel à Kiev a été lourdement touché par un missile, a indiqué samedi le service d’Etat pour les situations d’urgence qui n’a pas pu donner d’informations quant à d’éventuelles victimes dans l’immédiat.

Le missile a touché l’immeuble entre les 18ème et 21ème étages, a précisé le service ukrainien, ajoutant qu’une évacuation était « en cours ». La Russie a peu auparavant annoncé avoir tiré des missiles de croisière, au troisième jour de son invasion de l’Ukraine.

6H50 TU. Le président ukrainien affirme que ses alliés envoient « des armes » à l’Ukraine

Dans un tweet, le président ukrainien a affirmé que ses alliés, notamment la France allaient envoyer des armes et de l’équipement  à l’Ukraine.

« Un nouveau jour a commencé sur le front diplomatique, avec une conversation avec @EmmanuelMacron. Armes et équipements de nos partenaires sont en route pour l’Ukraine. La coalition anti-guerre fonctionne », a-t-il écrit.

6h40 TU. La Russie frappe l’Ukraine avec des missiles de croisière navals et aériens

La Russie a annoncé samedi avoir visé des infrastructures militaires ukrainiennes avec des missiles de croisière navals et aériens, au troisième jour de l’invasion russe de l’Ukraine.

« Pendant la nuit, les forces armées de la Fédération de Russie ont frappé des sites d’infrastructure militaire ukrainienne avec des armes de haute précision de longue portée en utilisant des missiles de croisière navals et aériens », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’une intervention télévisée.

6h20 TU. Zelensky appelle à ne pas déposer les armes et défendre Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé samedi 26 février les Ukrainiens à ne pas déposer les armes et à défendre Kiev, la capitale, où l’armée ukrainienne affronte les forces de Moscou, deux jours après le lancement de l’invasion russe.

« Je suis là. On ne va pas déposer les armes et on va défendre notre pays », a-t-il déclaré, dans une adresse vidéo publiée dans la matinée sur Facebook.

5h20 TU. Kiev se bat pour éviter de tomber aux mains des Russes

Des combats ont eu lieu sur l’avenue de la Victoire, une des artères principales de la capitale ukrainienne, quelques heures après un dramatique appel à la mobilisation lancé par le président Volodymyr Zelensky.

« A Kiev, de violents combats se poursuivent. L’armée ukrainienne repousse des saboteurs russes », a indiqué samedi 26 février, vers 03H30 GMT, le Service des communications spéciales ukrainien. Sur Facebook, l’armée de terre ukrainienne a dit de son côté avoir détruit une colonne de cinq véhicules militaires russes, dont un char, près de la station de métro Beresteiska, située sur l’avenue de la Victoire, dansle nord-ouest de la capitale.

Les habitants de la ville ont été invités à rester dans leurs abris ou, s’ils sont chez eux, à ne pas s’approcher des fenêtres. La sirène d’alerte anti-aérienne a aussi été déclenchée à l’aube à Kharkiv, une grande ville de l’est de l’Ukraine proche de la frontière russe, selon le Service des communications spéciales.

3H30 TU. Les combats se poursuivent à Kiev

« A Kiev, de violents combats se poursuivent. L’armée ukrainienne repousse des saboteurs russes », a indiqué samedi 26 février, le Service des communications spéciales ukrainien. Sur Facebook, l’armée de terre ukrainienne a dit de son côté avoir détruit une colonne de cinq véhicules militaires russes, dont un char, près de la station de métro Beresteiska, située sur l’avenue de la Victoire, dansle nord-ouest de la capitale.
2h50 TU. L’Ukraine dit avoir repoussé une « attaque » russe sur une avenue de Kiev (armée)

Les forces ukrainiennes ont affirmé samedi avoir repoussé une « attaque » nocturne de militaires russes contre l’une de leurs positions sur l’avenue de la Victoire, une des principales artères de Kiev.

« L’attaque est repoussée », a affirmé l’armée de terre ukrainienne, dans un message sur son compte Facebook, sans donner plus de précision sur le lieu exact de cet affrontement.

Dans un communiqué distinct, l’armée de terre ukrainienne a réaffirmé que de « durs combats » se poursuivaient à Vassylkiv, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, où les Russes « essayent de faire débarquer des parachutistes ».
00H30 TU.  les forces russes essayaient d’attaquer une centrale électrique dans le quartier de Troieshchyna, au nord-est de Kiev (selon le Service des communications spéciales ukrainien) 

Vendredi 25 février

23H00 TU. Les Russes vont « tenter de s’emparer » de Kiev cette nuit (Zelensky)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que l’armée russe allait tenter d’attaquer et de s’emparer de Kiev dans la nuit, au moment où des combats se poursuivent dans la capitale.

« Nous ne pouvons pas perdre la capitale. Je m’adresse à nos défenseurs, hommes et femmes de tous les fronts: cette nuit, l’ennemi va utiliser toutes ses forces pour briser nos défenses de la façon la plus vile, dure et inhumaine. Cette nuit, ils vont tenter de s’emparer » de Kiev, a-t-il affirmé dans une adresse vidéo publiée sur le site de la présidence.

« Aujourd’hui a été un jour difficile mais vaillant. Nous combattons pour notre Etat sur tous les fronts, au Sud, à l’Est, au Nord et dans beaucoup des villes de notre beau pays », a-t-il ajouté.

« Notre objectif principal est de mettre fin à ce massacre. Les pertes de l’ennemi sont très sérieuses », a-t-il ajouté.

21H30 TU. La Russie mise au ban du Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe a décidé de sanctionner la Russie, bannie de ses principales instances, une première pour une organisation internationale depuis l’invasion de l’Ukraine.

La « suspension » des « droits de représentation » de la Russie, prise « avec effet immédiat », a été votée à une « majorité écrasante », selon une source diplomatique, par le Comité des ministres, l’« exécutif » de l’institution où siègent les représentants permanents de ses 47 Etats membres.

La Turquie, qui a condamné à plusieurs reprises l’invasion « inacceptable » de l’Ukraine, s’est toutefois abstenue afin de ne « pas couper le dialogue » avec Moscou, selon son ministère des Affaires étrangères.
21H00 TU. Les relations entre Moscou et les Occidentaux sont proches du « point de non-retour » estime la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

« Le fait est que nous sommes proches de là où commence le point de non-retour » a-t-elle déclaré à la télévision russe.

21H00 TU.  Le Royaume-Uni interdit son espace aérien aux avions privés russes.

20H57 TU. Les États-Unis vont sanctionner le président russe Vladimir Poutine et son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov. La porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a estimé que s’en prendre au président ukrainien Volodymyr Zelensky serait « un acte atroce » de la part des Russes.

Une interdiction de voyager vers les États-Unis est « une partie » de ces sanctions.

« C’est un élément habituel » des sanctions contre des personnalités étrangères, a ajouté  la porte-parole en répétant que le détail de ces sanctions historiques contre le président russe serait révélé plus tard.

20H26 TU. Tout en condamnant l’invasion de l’Ukraine, qu’elle considère comme « quelque chose de très mal » la Serbie n’imposera pas de sanctions à Moscou.

« La République de Serbie (…) considère que porter atteinte à l’intégrité territoriale d’un pays, quel qu’il soit, est quelque chose de très mal, y compris l’Ukraine », déclare ce soir Aleksandar Vucic lors d’une conférence de presse télévisée.

La Russie, partenaire crucial de la Serbie dans le domaine énergétique, est le principal allié, du fait de son droit de veto à l’ONU, de Belgrade dans son refus de reconnaitre l’indépendance de son ex-province le Kosovo, majoritairement peuplé d’Albanais.

19H18 TU. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky évoque avec son homologue américain Joe Biden des sanctions contre Moscou et une « aide concrète » aux forces de Kiev, confrontées à une invasion de la Russie.

« Le renforcement des sanctions, une aide concrète à la défense et une coalition anti-guerre viennent d’être discutés avec » Joe Biden, a écrit Volodymyr Zelensky sur Twitter, se disant reconnaissant du soutien américain à son pays.

18H10 TU. L’Otan a commencé à déployer des éléments de sa force de réaction pour renforcer encore son dispositif de défense et être en mesure de réagir rapidement à toute éventualité après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé vendredi le secrétaire général de l’Otan à l’issue d’un sommet des dirigeants de l’Alliance organisé en visioconférence.

Nous déployons pour la première fois la Force de réaction au titre de la défense collective pour éviter des débordements sur le territoire de l’Alliance

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

17h10 TU Plus de 50.000 Ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures, depuis le début de l’invasion russe, a affirmé vendredi le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, qui a par ailleurs comptabilisé jeudi 100.000 déplacés en Ukraine.

15h54 TU : Le président russe Vladimir Poutine appelle les militaires ukrainiens à « prendre le pouvoir » à Kiev en renversant le président Volodymyr Zelensky et son entourage, qu’il a qualifiés de « néonazis » et de « drogués ».

« Prenez le pouvoir entre vos mains. Il me semble qu’il sera plus facile de négocier entre vous et moi », a lancé M. Poutine à l’armée ukrainienne dans une intervention retransmise à la télévision russe, affirmant ne pas combattre des unités de l’armée mais des formations nationalistes qui se comportent « comme des terroristes » utilisant des civils « comme des boucliers humains ».

15h31 TU : La ministre des Affaires étrangères allemande Annalena Baerboc déclare que l’UE va « sévèrement sanctionner » le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour leur responsabilité dans l’invasion de l’Ukraine.

14h06 TU :  Un sommet des présidents de pays d’Europe centrale et orientale, consacré à l’attaque russe contre l’Ukraine se réuni à Varsovie.Sept présidents (Pologne, Estonie, Lituanie, Lettonie, Slovaquie, Bulgarie, Hongrie) sont présents en personne à ce sommet, au moment où les forces russes resserrent leur étau autour de Kiev, avec des combats dans et aux abords de la capitale de l’Ukraine, au deuxième jour de l’invasion russe.

Les présidents tchèque et roumain ont rejoint la réunion en ligne.

Les chefs d’État et la présidente de l’Union européenne, Ursula von der Leyen vont participer ensemble à la visioconférence des dirigeants de l’Otan.

« Aujourd’hui, nous sommes plus déterminés que jamais à tenir le Kremlin responsable de ses actes barbares et à soutenir le peuple ukrainien par tous les moyens possibles », a déclaré Mme von der Leyen sur Twitter, au moment où débutait la réunion à Varsovie.

13h57 TU : L’UE décide de géler les avoirs de Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov
Les Européens décident  de sanctionner le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov par un gel de leurs avoirs dans l’UE.

La mesure avait été évoquée pendant le sommet européen extraordinaire du 24 février à Bruxelles et a été ajoutée ce vendredi au paquet de sanctions que les ministres des Affaires étrangères vont valider.

12h58 TU. Le président ukrainien juge trop « lente » la réponse européenne à l’invasion russe et demandé que toutes les mesures de représailles soient « sur la table ».

« Comment allez-vous vous-mêmes vous défendre si vous êtes si lent à aider l’Ukraine ? », a dit Volodymyr Zelensky dans une nouvelle allocution. « Annuler les visas pour les Russes ? Déconnexion (du réseau interbancaire) SWIFT ? Isolement total de la Russie ? Rappel d’ambassadeurs ? Embargo sur le pétrole ? Aujourd’hui, tout doit être sur la table, car c’est une menace pour nous tous, toute l’Europe », a-t-il ajouté

12h30 TU  Coup de fil Xi-Poutine, la Chine pour des négociations avec l’Ukraine

Le président chinois Xi Jinping s’entretient avec son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine, se disant favorable à une résolution du conflit par la voie diplomatique.

La Chine « soutient la Russie dans la résolution (du conflit) par le biais de négociations avec l’Ukraine », a rapporté la télévision publique CCTV dans un compte rendu de l’échange téléphonique.

Sans employer le terme de guerre ou d’invasion, Xi Jinping a souligné des « bouleversements dans l’Est de l’Ukraine » qui « préoccupent la communauté internationale », selon CCTV.

Le compte rendu ne mentionne pas d’appel à l’arrêt des combats par Moscou.

« La position fondamentale de la Chine est le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays », a néanmoins indiqué Xi Jinping à son homologue russe.

M. Xi a dit attacher de l’importance au respect des « préoccupations raisonnables en matière de sécurité » de la Russie.

12h20 TU. Le pape s’est rendu à l’ambassade de Russie pour exprimer sa « préoccupation »

Le pape François s’est rendu ce matin à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège, à Rome, pour « exprimer sa préoccupation » face à la guerre en Ukraine, a annoncé le service de presse du Vatican.

Le souverain pontife, qui avait appelé mercredi 23 février à « préserver le monde de la folie de la guerre », est resté « un peu plus d’une demi-heure sur place », a-t-on ajouté de même source.

12h00 TU. Emmanuel Macron a reçu les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy à l’Élysée

François Hollande a recommandé que l’Europe « relève le niveau des sanctions » contre la Russie, qui « sont insuffisantes », et a suggéré l’arrêt des importations de gaz. « Oui, ce sera plus coûteux, et notamment pour nos amis allemands, de ne plus s’approvisionner en gaz russe. Mais comment aller justifier qu’on continue à acheter du gaz russe quand la Russie intervient militairement dans un pays indépendant? »

« Il n’y a pas de diplomatie sans rapport de force », a insisté l’ancien président. « L’Europe doit se faire respecter », a-t-il ajouté. « Je considère qu’il faut encore renforcer les sanctions, et notamment les sanctions financières, aussi (sur) le système de transactions monétaires, de manière à ce que la Russie, son économie et ses dirigeants puissent être lourdement frappés », a-t-il déclaré à l’issue de son entrevie d’une heure avec le chef de l’État.

Après François Hollande, Emmanuel Macron recevait dans la foulée son prédécesseur Nicolas Sarkozy, cherchant l’unité politique dans une démarche de « tradition républicaine dans un moment de crise aigüe », explique l’Elysée.

11h45 TU L’invasion russe en Ukraine est « une correction de l’Histoire », selon Bachar Al-Assad

Le président syrien, Bachar Al-Assad, a salué vendredi l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine, estimant qu’il s’agissait d’une « correction de l’Histoire ».

« Le président Assad a souligné que ce qui se passe aujourd’hui est une correction de l’Histoire et un rétablissement de l’équilibre de l’ordre international après la chute de l’Union soviétique », indique la présidence syrienne dans un communiqué.

11h30 TU L’Italie prête à déployer 3.400 militaires dans le cadre de l’Otan

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a déclaré vendredi 25 février que l’Italie était prête à déployer 3.400 militaires supplémentaires dans les pays de l’Otan après l’invasion russe de l’Ukraine.

L’Italie est disposée à mobiliser dans un premier temps « 1.400 hommes et femmes de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air », puis 2.000 militaires supplémentaires, a indiqué M. Draghi à la chambre des députés. Ces forces seront employées « dans la zone de responsabilité de l’Otan », a-t-il précisé. Plusieurs centaines de soldats italiens sont déjà déployés en Lituanie et en Roumanie.

« L’Italie et l’Otan veulent transmettre un message d’unité et de solidarité à la cause ukrainienne et de défense de l’architecture de la sécurité européenne », selon M. Draghi.
« Notre priorité aujourd’hui doit être de renforcer la sécurité de notre continent et d’exercer la plus grande pression sur la Russie pour qu’elle retire ses troupes et retourne à la table des négociations », a estimé M. Draghi.
Il a également annoncé des aides de 110 millions d’euros à l’Ukraine « à des fins humanitaires et de stabilisation macro-financière », ainsi qu’une aide en équipements militaires « en particulier dans le secteur du déminage et de la fourniture d’équipements de protection ».

11h00 TU Une équipe du GIGN en renfort à l’ambassade de France à Kiev

Huit gendarmes du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont arrivés mercredi soir à l’ambassade de France à Kiev, a précisé cette source, confirmant des informations du magazine spécialisé L’Essor de la gendarmerie.

Les huit gendarmes sont là pour renforcer l’équipe de cinq membres du GIGN présents en permanence sur place et qui assurent notamment la protection de l’ambassade et du personnel diplomatique, a précisé la source sécuritaire.
Selon l’armée ukrainienne, les forces russes approchaient vendredi de Kiev depuis le nord-est et l’est. Deux fortes explosions ont retenti à l’aube vendredi dans le centre de la capitale.

L’Espagne a annoncé avoir évacué vendredi matin de Kiev son ambassadrice et son personnel diplomatique, ainsi qu’une centaine de ressortissants espagnols restés en Ukraine.

11h00 TU Erdogan reproche à l’UE et à l’Otan leur manque d’action

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l’Otan, a reproché vendredi à l’Alliance Atlantique et à l’Union européenne leur manque d’« action déterminée » face à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« L’Otan aurait du prendre des mesures plus décisives. L’Europe manque de détermination dans son approche. Tout ce qu’ils font c’est donner des conseils et des avis à l’Ukraine », a insisté le chef de l’Etat qui s’exprimait devant la presse.

10h30 TU La Russie veut « libérer les Ukrainiens de l’oppression »

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré vendredi que l’objectif de l’invasion russe de l’Ukraine était de « libérer » les Ukrainiens « de l’oppression », laissant entendre que Moscou comptait renverser le pouvoir en place.
« Le président Poutine a pris la décision de cette opération militaire spéciale de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine pour que, libérés de cette oppression, les Ukrainiens puissent librement choisir leur avenir », a-t-il dit, lors d’une rencontre avec des responsables séparatistes prorusses de l’Est ukrainien.

(Re)voir Frédéric Encel : Poutine veut donner à la Russie le rang de grande puissance

Les Ukrainiens, quant à eux essayent de retirer de l’argent dans les distributeurs de billets encore fonctionnels comme ici à Dnipro, comme le mentionne notre envoyé spécial sur place, Romain Sinnes.

10h30 TU L’UE prépare d’autres sanctions contre Moscou « en urgence »

L’Union européenne prépare en urgence de nouvelles sanctions contre la Russie après avoir approuvé jeudi un deuxième paquet de mesures, a annoncé vendredi le président du Conseil européen Charles Michel, qui s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« Toutes les possibilités de sanctions n’ont pas encore été épuisées. La pression sur la Russie doit augmenter. C’est ce que j’ai dit » à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a-t-il tweeté.

Les dirigeants des 27 pays de l’UE réunis jeudi 24 février en sommet extraordinaire à Bruxelles, ont durci les sanctions contre la Russie dans les secteurs de l’énergie, de la finance et des transports. Mais ils n’ont pas exclu Moscou du système d’échanges bancaires internationaux Swift ni sanctionné le président russe Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Ces mesures ont été discutées jeudi lors du sommet.

(Re)voir Europe : l’UE l’annonce de nouvelles sanctions contre la Russie

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réunissent vendredi après-midi à Bruxelles pour mettre en oeuvre les décisions des dirigeants européens et faire un point sur le conflit en cours en Ukraine.

Les dirigeants des pays de l’Otan se réunissent pour leur part ce vendredi 25 février en visioconférence pour adapter et renforcer les défenses de l’Alliance.

(Re)voir Europe : réunion d’urgence de l’OTAN à Bruxelles

10h00 TU Plus de 1.800 protestataires anti-guerre arrêtées en Russie (ONU)

Plus de 1.800 manifestants contre la guerre en Ukraine ont été arrêtés en Russie, a déploré le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme vendredi, et a demandé la libération de ceux qui sont encore détenus.

« Arrêter des personnes qui exercent leurs droits à la liberté d’expression ou de réunion pacifique constitue une privation arbitraire de liberté. Nous appelons les autorités à assurer la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé ces droits », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani.

9h30 TU Les forces russes approchent de Kiev.

Selon l’armée ukrainienne les forces russes approchent de Kiev depuis le nord-est et l’est de la ville.

(Re)voir Ukraine : la guerre à Kiev comme dans toutes les grandes villes

Mohamed, le français coincé à Kiev se réfugie dans le métro comme la plupart des ukrainiens de la capitale.

9h20 TU Une session extraordinaire du conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE ce weekend.

Une session extraordinaire du conseil des ministres de l’Intérieur des vingt-sept pays de l’Union Européenne se tiendra ce weekend pour « évoquer les réponses concrètes à apporter à la situation en Ukraine », a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin dans un tweet.
« Plusieurs sujets seront à l’ordre du jour, parmi lesquels la réponse européenne à l’impact humanitaire et sécuritaire, ainsi que les mesures de rétorsion », a précisé un conseiller de l’exécutif.

9h00 TU Contacté hier le 24 février au soir, Mohamed, français coincé à Kiev nous raconte ce qu’il vit depuis l’invasion russe en Ukraine.

8h00 TU Combats en cours dans le nord de la ville de Kiev

Des combats étaient en cours vendredi matin dans un quartier nord de la ville de Kiev, alors que les forces armées russes semblent resserrer l’étau autour de la capitale ukrainienne.
Des échanges de tirs et des explosions ont été entendus dans le quartier d’Oblonsky, tandis que plusieurs détonations sourdes étaient aussi entendues depuis le centre-ville.

7h47 TU « Poutine a choisi de sortir l’Ukraine de la carte des Etats », selon Le Drian

Lors d’une émission sur France Inter, le ministre des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le Drian a déclaré que le président russe Vladimir Poutine voulait sortir l’Ukraine de « la carte des Etats ». Le chef de la diplomatie française a ajouté que la « sécurité » du président ukrainen Volodymyr Zelensky était désormais menacée par l’offensive russe en cours.
« La guerre est totale. La sécurité du président Zelensky est un élément central de ce qu’il se passe (..) Nous sommes en mesure de l’aider si nécessaire », a-t-il ajouté.

7h15 TU Londres dénonce l’attaque « barbare » et « injustifiée » contre l’Ukraine
La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a dénoncé vendredi l’attaque « barbare » et « injustifiée » du président russe Vladimir Poutine contre l’Ukraine, après les tirs de missiles sur la capitale Kiev à l’aube.

Dans un tweet, la ministre des Affaires étrangères a exprimé sa « solidarité » avec son homologue Dmytro Kouleba et le peuple ukrainien. « L’attaque de Poutine contre l’Ukraine est barbare, injustifiée et témoigne d’un mépris cruel pour la vie humaine », a-t-elle tweeté. « Nous continuerons à demander des comptes à Poutine et resterons inébranlables dans notre soutien », a-t-elle ajouté, au lendemain de l’annonce par Londres de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

6h20 TU Le président Volodymyr Zelensky s’est adressé aux Ukrainiens dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux
Le président ukrainien a déclaré vendredi 25 février que l’armée russe visait des zones civiles à Kiev, saluant en outre « l’héroïsme » des Ukrainiens face à l’invasion russe et assurant que ses soldats faisaient « tout leur possible » pour défendre le pays.

« Cette nuit, ils ont commencé à bombarder des quartiers civils. Cela nous rappelle (l’offensive nazie) de 1941 », a dit Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, prononçant cette phrase en russe à l’attention des citoyens russes.

La Russie devra « parler » à l’Ukraine « tôt ou tard » pour mettre fin aux combats, a également estimé le président ukrainien  au moment où sa capitale est visée par des bombardements russes.

« La Russie devra nous parler tôt ou tard. Parler de la manière dont on pourra mettre fin aux combats et arrêter l’invasion. Plus tôt cette conversation commence, et plus réduites seront les pertes pour la Russie elle-même », a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo.
4h50 TU  L’Ukraine dénonce les « horribles » tirs de missiles russes sur Kiev

Le chef de la diplomatie ukrainienne a dénoncé vendredi des tirs de missiles russes qui ont touché Kiev à l’aube, faisant au moins trois blessés, au lendemain du début de l’invasion russe du pays.

« Des tirs horribles de missiles russes sur Kiev. La dernière fois que notre capitale a connu quelque chose de semblable, c’était en 1941 quand elle a été attaquée par l’Allemagne nazie. L’Ukraine a vaincu ce démon et vaincra aussi celui-ci », a affirmé Dmytro Kouleba dans un message sur son compte Twitter.

Sur son compte Facebook, l’armée de terre ukrainienne a indiqué que des « tirs de missiles » visaient Kiev, précisant en avoir détruit deux en vol. Selon le maire de la ville, Vitali Klitschko, trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, par des débris de missiles tombés dans un quartier résidentiel du sud-est de la capitale ukrainienne.

La progression des forces russes fait redouter un assaut et la multiplication d’attaques ciblées sur Kiev et des cibles stratégiques et gouvernementales.

Vidéo prise à Kiev à 3h du matin TU par un témoin.

Selon des sources militaires occidentales, l’armée russe se rapprochait de Kiev, où un couvre-feu a été imposé, avec l’intention de « décapiter le gouvernement » ukrainien et d’y installer à la place un gouvernement favorable à Moscou.

Le gouverneur de la région de Soumy (nord-est), Serhiï Jyvytskiï – cité par l’agence de presse UNIAN – a déclaré que « des engins (russes, ndlr) sont partis de Soumy en direction de Kiev, beaucoup d’engins ».

Le ministère ukrainien de la Défense a également signalé vendredi un tir de missile russe tôt le matin contre une unité de gardes-frontières dans la région de Zaporijjia, qui, selon cette source, a fait des « morts et des blessés ».

02H00 TU Emmanuel Macron dénonce la « duplicité » de Poutine, mais veut maintenir le dialogue
Emmanuel Macron a plaidé l’« unité » des Français face à l’invasion russe de l’Ukraine, unanimement condamnée par les candidats à six semaines du premier tour de la présidentielle.

Lors d’une courte allocution télévisée, le président sortant et presque candidat a appelé à « ne rien céder autour de nos principes de liberté, de souveraineté et de démocratie ».

Emmanuel Macron, qui doit adresser un message au Parlement lors d’une séance solennelle ce vendredi, a également souligné que cet « acte de guerre »« un tournant dans l’Histoire de l’Europe », aura « des conséquences profondes, durables sur nos vies et la géopolitique de notre continent ».

Le président français a également déclarer que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l’Otan, en réponse à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

« La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l’Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue d’un sommet exceptionnel de l’UE à Bruxelles et à la veille d’un sommet de l’Otan consacré à la crise en Ukraine.

Emmanuel Macron a également jugé utile de « laisser ouvert le chemin » du dialogue avec Moscou pour obtenir un arrêt de son offensive en Ukraine, tout en dénonçant « la duplicité » de son homologue russe Vladimir Poutine.

A l’issue d’un sommet de l’UE  à Bruxelles, le président français a indiqué avoir eu jeudi un « échange franc, direct, rapide » avec Vladimir Poutine, pour réclamer « l’arrêt des combats dans les meilleurs délais » et « lui demander de discuter » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky « dont c’était la demande ».

« Je pense que c’est de ma responsabilité (…) tout en condamnant, tout en sanctionnant, tout en continuant à agir, de laisser ce chemin ouvert pour que le jour où les conditions pourront être remplies, nous puissions obtenir une cessation des hostilités », a-t-il fait valoir.

Pour autant, le président français, qui avait multiplié les initiatives diplomatiques ces dernières semaines, a déploré la « duplicité » du Kremlin.

Peu de temps avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, « nous discutions encore des détails de mise en oeuvre des accords de Minsk. Donc, oui, il y a eu duplicité, il y a eu un choix délibéré, conscient, du président Poutine de lancer la guerre quand nous pouvions encore négocier la paix », a-t-il estimé.

« Nous devons tirer toutes les conclusions du choix du président Poutine de vouloir faire bégayer l’histoire européenne et nous ramener à des logiques d’empire et de confrontation, de bafouer tous les principes qui président au droit international », a poursuivi Emmanuel Macron.

00H30 TU.  Zelensky signale des « groupes de sabotage » russes dans Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi que des troupes russes s’étaient infiltrées à Kiev, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par Moscou qui a attaqué le pays notamment près de la capitale ukrainienne.

« Nous avons reçu l’information que des groupes de sabotage de l’ennemi sont entrés dans Kiev », a-t-il indiqué dans une adresse vidéo publiée sur le compte de la présidence ukrainienne, appelant les habitants à la vigilance et au respect du couvre-feu en vigueur.

Jeudi 24 février.

22H30 TU : le président Zelensky annonce la mobilisation générale.
Le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi la mobilisation militaire générale pour contrer l’invasion russe du pays, lancée le matin même, selon un décret publié sur le site de la présidence ukrainienne.

Selon le texte, la mesure concernera ceux soumis « à la conscription militaire et les réservistes » et s’appliquera sous 90 jours dans toutes les régions ukrainiennes.

Le président Zelensky lors d'une rencontre avec Emmanuel Macron le 15 avril 2021.

Le président Zelensky lors d’une rencontre avec Emmanuel Macron le 15 avril 2021.
AP

22H00 TU. L’Union approuve de nouvelles sanctions contre la Russie de Poutine.

L’Union européenne, réunie en sommet à Bruxelles, a approuvé jeudi soir des sanctions « massives » contre la Russie, après son invasion de l’Ukraine, sans toutefois aller jusqu’à exclure le pays du système d’échanges bancaires internationaux Swift.
C’est le train de sanctions le « plus sévère jamais mis en oeuvre » par l’UE, a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les Vingt-Sept veulent punir le régime du président Vladimir Poutine avec des sanctions financières. Il s’agit notamment de limiter drastiquement l’accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, entravant la capacité de Moscou d’y refinancer sa dette.

20h50 TU. Le président Emmanuel Macron vient de s’entretenir au téléphone avec Vladimir Poutine. Le Kremlin qualifie cet échange de « franc et sérieux ».

Lors de cette conversation, la première rapportée entre M. Poutine et un dirigeant occidental depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ce 24 février au matin, le président russe a « fourni une explication détaillée sur les raisons » qui ont conduit Moscou à lancer cette opération, a ajouté le Kremlin dans un communiqué.Lors de sa conversation avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine « a donné une explication détaillée sur les raisons et les circonstances de la décision de mener une opération militaire spéciale » en Ukraine, a ajouté le Kremlin.

Selon une source au sein de la présidence française, Emmanuel Macron a « exigé l’arrêt immédiat » de l’offensive russe en Ukraine « en rappelant que la Russie s’exposait à des sanctions massives ».

Emmanuel Macron s'est entretenu avec Vladimir Poutine ce 24 février. Le président français a <em>"exigé l'arrêt immédiat"</em> de l'offensive russe en Ukraine <em>"en rappelant que la Russie s'exposait à des sanctions massives"</em>.

Emmanuel Macron s’est entretenu avec Vladimir Poutine ce 24 février. Le président français a « exigé l’arrêt immédiat » de l’offensive russe en Ukraine « en rappelant que la Russie s’exposait à des sanctions massives ».
© Ludovic Marin, Pool via AP

20h30 TU. Près de 1400 personnes arrêtées en Russie lors de manifestations contre la guerre.
Près de 1400 personnes ont été arrêtées jeudi dans plusieurs villes de Russie lors de manifestations contre la guerre en Ukraine, a rapporté l’ONG spécialisée OVD-Info.

Selon cette organisation, au moins 1.391 personnes ont été interpellées dans 51 villes, dont 719 à Moscou et 342 à Saint-Pétersbourg.

L’AFP a assisté à des dizaines d’arrestations sur la place Pouchkine, dans le centre de Moscou, où un important dispositif policier avait été déployé.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu en Russie ce 24 février, réunissant environ un millier de personnes à Saint-Pétersbourg et le double à Moscou, pour dénoncer l’invasion militaire de l’Ukraine ordonnée par Vladimir Poutine. C’est ce qu’a  constaté Benoit Vitkine, correspondant en Russie du quotidien français Le Monde.

20h08 TU. Le Pentagone va envoyer quelque 7.000 soldats supplémentaires en Allemagne, annonce un haut responsable américain à Washington.

L’objectif de ce nouveau déploiement, qui interviendra dans les prochains jours, est de « rassurer les alliés de l’Otan, dissuader une attaque russe et être prêt à soutenir les besoins dans la région », a précisé ce responsable.

Ces soldats américains s’ajoutent aux 5.000 militaires déjà envoyés par le président Joe Biden en Allemagne et sur le flanc Est de l’Otan.

Par ailleurs, Washington a repositionné un millier de soldats dans les pays baltes et en Roumanie, qui craignent que le conflit ne s’étende à leurs frontières.

Avec les renforts annoncés ce 24 février, les États-Unis auront plus de 90.000 soldats en Europe.

Des membres de la 82e division aéroportée de l'armée américaine nettoient leurs armes avant leur déploiement en Pologne depuis Fort Bragg, Caroline du Nord, le lundi 14 février 2022. Ils font partie des soldats que le ministère de la Défense envoie dans une démonstration de l'engagement américain envers les alliés de l'OTAN inquiets à l'idée que la Russie envahisse l'Ukraine.<br />
 

Des membres de la 82e division aéroportée de l’armée américaine nettoient leurs armes avant leur déploiement en Pologne depuis Fort Bragg, Caroline du Nord, le lundi 14 février 2022. Ils font partie des soldats que le ministère de la Défense envoie dans une démonstration de l’engagement américain envers les alliés de l’OTAN inquiets à l’idée que la Russie envahisse l’Ukraine.
© AP Photo/Nathan Posner

20h00 TU.  Vladimir Poutine est un « dictateur » qui « doit comprendre que l’Otan est une alliance nucléaire », affirme Jean-Yves Le Drian

L’Otan est aussi une « alliance nucléaire », a averti jeudi le ministre français des Affaires étrangères, alors que la Russie agite la menace nucléaire en cas d’entrave à son offensive en Ukraine.« L’Alliance atlantique est aussi une alliance nucléaire », a rappelé Jean-Yves Le Drian sur la chaîne TF1, qualifiant le président russe Vladimir Poutine de « dictateur » et promettant des sanctions occidentales qui vont « taper au coeur » la Russie.

19h00 TU. Les États-Unis défendront « le moindre pouce de territoire de l’Otan » mais n’enverront pas de troupes en Ukraine, annonce Joe Biden

Les États-Unis défendront « le moindre pouce de territoire de l’Otan », mais n’enverront pas de troupes en Ukraine, a annoncé le président américain Joe Biden jeudi après l’attaque de la Russie.

« Nos forces armées ne vont pas en Europe pour combattre en Ukraine mais pour défendre nos alliés de l’Otan et rassurer ces alliés de l’Est », affirme Joe Biden lors d’une allocution télévisée.

18h40 TU. Le président américain Joe Biden annonce des nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

Le président américain annonce des restrictions sur les exportations de technologies vers la Russie.

Quatre banques russes supplémentaires vont aussi être sanctionnées et plus de la moitié des importations technologiques de la Russie supprimées, a-t-il affirmé lors d’un discours depuis la Maison Blanche. Ces banques ont plus de 1000 milliards d’euros d’actifs.

« Cela imposera un coût sévère à l’économie russe, à la fois immédiatement et à long terme », a prévenu le dirigeant américain.

Le président Joe Biden à la Maison blanche ce 24 février.

Le président Joe Biden à la Maison blanche ce 24 février.
AP

18H30 TU.  L’armée russe prend le contrôle de Tchernobyl.
La Russie, qui mène depuis la matinée de jeudi une invasion de l’Ukraine, a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl, site du pire accident nucléaire de l’histoire en 1986, a annoncé la présidence ukrainienne.

« Après des combats acharnés, nous avons perdu le contrôle sur le site de Tchernobyl », a déclaré Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence.

18H00 TU Notre envoyé spécial Loup Bureau est en train de quitter le front du  Donbass pour Kiev. Il a croisé sur la route de nombreux civils cherchant à fuir les combats.

17H45 TU : Le Royaume-Uni impose une nouvelle série de sanctions contre la Russie.

Le Royaume-Uni impose jeudi une nouvelle série de sanctions contre la Russie en rétorsion à l’invasion de l’Ukraine, interdisant la compagnie aérienne Aeroflot et ciblant le secteur bancaire, les exportations de technologies et cinq hommes d’affaires.

17h20 TU : « La Russie ne veut pas porter atteinte au système économique mondial, ni en être exclue », déclare Valdimir Poutine.

« La Russie ne veut pas porter atteinte au système économique mondial, ni en être exclue », a déclaré jeudi Vladimir Poutine, alors que son invasion de l’Ukraine a pétrifié les marchés et expose Moscou à des sanctions dévastatrices.
« La Russie continue de prendre part à l’économie mondiale, nous ne nous apprêtons pas à lui porter atteinte », a dit Vladimir Poutine devant des représentants russes du monde des affaires réunis sous les ors du Kremlin. « Il me semble que nos partenaires doivent comprendre et ne pas se fixer pour objectif de nous pousser en dehors du système ».

16h30 TU. La mairie de Kiev instaure un couvre-feu.

Le maire de Kiev Vitaly Klitschko a annoncé jeudi l’imposition d’un couvre-feu afin de préserver « la sécurité » des habitants après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.« Le couvre-feu durera de 22H00 à 07H00 », a ajouté le maire dans un communiqué, précisant que les transports publics ne fonctionneraient pas pendant cette période mais que les stations de métro allaient rester ouvertes en permanence pour servir d’abris en cas de frappes.

16h00 TU : selon le correspondant de CNN à Kiev, des troupes aéroportés russes se sont emparés de l’aéroport Antonov à 25 kilomètres de la capitale Kiev.

16H00 TU. L’Otan déploie des forces et prépare une réunion d’urgence vendredi.

L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) a annoncé déployer « des forces terrestres et aériennes défensives (…) ainsi que des moyens maritimes supplémentaires » dans les pays de l’est de l’Alliance, dont l’Ukraine ne fait pas partie.

« Nos mesures sont et restent préventives, proportionnées et non progressives », précise l’organisation, qui a également convoqué un sommet vendredi, à la demande de l’Estonie et de la Lituanie.

Ces pays ont invoqué l’article 4 de l’OTAN qui permet d’organiser un sommet en urgence lorsqu’un membre de l’alliance sent que sa sécurité est menacé.

15h35 TU. Le président américain Joe Biden va s’exprimer à 17H30 TU.
Le président américain Joe Biden s’adressera à 17h30 TU (12h30 heure locale) aux Américains à propos « de l’attaque non provoquée et injustifiée de l’Ukraine par la Russie », a fait savoir la Maison Blanche dans un communiqué.

Il doit évoquer la riposte des Etats-Unis, qui ont promis d’ébranler profondément l’économie et la finance russes, après s’être concerté avec ses homologues du G7.

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15H15 TU. Des combats en cours près de Tchernobyl.

Des combats sont en cours près du dépôt des déchets nucléaires de la centrale de Tchernobyl où les forces russes ont pénétré depuis le Bélarus, a annoncé jeudi le conseiller du ministère de l’Intérieur Anton Guerachtchenko.

14h20 TU. Selon l’armée ukrainienne, des combats sont en cours pour le contrôle de aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev. 
« Des combats sont en cours pour l’aéroport de Gostomel » situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Kiev, a annoncé le chef des armées ukrainiennes Valery Zaloujny. Des images sur les réseaux sociaux montrent qu’il a fait l’objet semble-t-il d’une attaque par de nombreux hélicoptères. La situation est également « tendue » dans le sud du pays où des combats sont menés pour les villes de Guenitchesk, Skadovsk et Chaplynka, dans la région de Kherson, près de la Crimée, a-t-il ajouté.

14h15 TU. L’armée russe a affirmé jeudi avoir détruit 74 installations militaires, dont 11 aérodromes en Ukraine. 
Elle a aussi annoncé la destruction de « trois postes de commandement, une base navale ukrainienne et 18 stations radar des systèmes de défense antimissile S-300 et Buk-M1 » ukrainiens, ainsi qu’un « hélicoptère d’attaque » et « quatre drones Bayraktar TB-2 » de fabrication turque.

13h53 TU. Les autorités russes promettent des sanctions en cas de manifestations anti-guerre.

Les autorités russes ont promis de réprimer toute manifestation « non autorisée » organisée dans le pays contre la guerre en Ukraine.

Le ministère de l’Intérieur, le Parquet et le Comité d’enquête russes ont tous mis en garde les Russes contre toute action de protestation. Le Comité d’enquête a souligné que les participants à des rassemblements au sujet de « la situation tendue en matière de politique étrangère » ou à des heurts s’exposaient à des poursuites.

Des soldats ukrainiens dans un véhicule militaire pour Marioupol le 24 février 2022.

Des soldats ukrainiens dans un véhicule militaire pour Marioupol le 24 février 2022.
AP/Sergei Grits

10h13 TU. Des bombardements à Marioupol.

Des bombardements ont touché des douzaines d’habitations à Marioupol selon le journaliste au Temps et au Monde, Emmanuel Grynszpan.

Un avion militaire ukrainien s’est écrasé près de Kiev avec 14 personnes à bord. L’appareil est tombé près du village de Trypillia, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale ukrainienne.

13:35 TU. Emmanuel Macron : « À cet acte de guerre, nous répondrons sans faiblesse. « 

Emmanuel Macron s’est exprimé à la télévision. Il a confirmé que « la France se tient aux côtés de l’Ukraine. Nous appuierons l’Ukraine sans hésiter pour assurer la sécurité de nos alliés européens. » Il a par ailleurs accuser le président Poutine « de bafouer la souveraineté de l’Ukraine« , acte auquel « nous répondrons sans faiblesse » a-t-il renchérit.

13h30 TU. Un assault aérien en cours à 15 minutes de Kiev.

Un assault aérien serait en cours, selon le journaliste Christopher Miller de Buzzfeed news, à 15 minutes de Kiev, à l’aéroport international de Hostomel.

Notre envoyé spécial Loup Bureau affirme que des frappes ont lieu à 20 kilomètres au nord de Kiev.

13h00 TU. Percée des forces russes dans la région de Kiev.

Des forces russes ont pénétré dans la région de Kiev depuis le Bélarus pour mener une attaque avec des missiles Grad sur des cibles militaires, ont annoncé les gardes-frontières ukrainiens.

Plusieurs hélicoptères non identifiés volant en groupe à basse altitude dans la banlieue de Kiev, la capitale ukrainienne, ont été observés.

Une femme s'agenouille en attendant son train à Kiev le 24 février 2022. 

Une femme s’agenouille en attendant son train à Kiev le 24 février 2022.
AP/Emilio Morenatti

12h30 TU. La France annonce qu’elle va renforcer son soutien, y compris militaire, à Kiev.

La France condamne l’utilisation par la Russie du territoire de son voisin et allié bélarusse pour mener des opérations militaires contre l’Ukraine et a annoncé qu’elle allait « renforcer » son soutien, y compris militaire, à Kiev.

Emmanuel Macron va « s’adresser à la nation prochainement » concernant l’attaque russe en Ukraine, a annoncé l’Elysée dans un tweet à l’issue d’un Conseil de défense tenu dans la matinée.

Dans la vidéo, le chef de l’État fançais explique que le président ukrainien Volodymyr Zelensky lui a « décrit une situation de guerre totale » et annonce vouloir « planifier l’ensemble des actions de court terme à prendre en propre et les initiatives à prendre au niveau européen et international« .

12h00 TU. Dix-huit personnes tuées par des « frappes militaires » à Odessa.

Dix-huit personnes ont été tuées par des « frappes militaires » dans un village de la région d’Odessa dans le sud de l’Ukraine. « Huit hommes et dix femmes ont été tués » dans le village de Lipetske, a indiqué l’administration régionale d’Odessa.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky compare l’invasion russe de l’Ukraine aux agissements de « l’Allemagne nazie » pendant la seconde guerre mondiale. « La Russie a attaqué l’Ukraine de façon lâche et suicidaire comme faisait l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale« , a déclaré le président ukrainien au cours d’un briefing retransmis sur Facebook. Il a également appelé les Russes à « sortir » dans la rue pour « protester contre cette guerre« .

Le président Zelensky s'adresse à la nation depuis Kiev le 24 février 2022. 

Le président Zelensky s’adresse à la nation depuis Kiev le 24 février 2022.
AP

11h30 TU. L’opération militaire en Ukraine durera le temps nécéssaire annonce le Kremlin. 

L’opération militaire russe en Ukraine durera le temps nécéssaire a annoncé le Kremlin, en fonction de ses « résultats » et sa « pertinence« , estimant que les Russes soutiendraient une telle offensive.

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a aussi affirmé aux journalistes que Moscou avait pour objectif l’imposition d’un « statut neutre » à l’Ukraine, sa démilitarisation et l’élimination des « nazis » qui selon lui se trouvent dans le pays.

<p>Un nuage de fumée provenant d'une base aérienne après une apparente frappe aérienne russe à Marioupol le 24 février 2022.</p>

Un nuage de fumée provenant d’une base aérienne après une apparente frappe aérienne russe à Marioupol le 24 février 2022.

AP/Evgeniy Maloletka

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky compare, lui, la Russie à « l’Allemagne nazie« .

Les autorités ukrainiennes font état quelques heures plus tard d’un premier bilan d’une cinquantaine de morts, dont une dizaine de civils.

11h00 TU. La Russie aurait réalisé des gains territoriaux, selon l’armée.

Selon l’armée russe, les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine auraient réalisé des gains territoriaux face à l’armée ukrainienne. Selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, qui s’exprimait à la télévision, les rebelles auraient avancé de trois kilomètres dans la région de Donetsk et d’un kilomètre et demi dans celle de Lougansk. Aucune source ne nous permet cependant de confirmer cette information.

Des radars et d'autres équipements de l'armée ukrainienne endommagés à Marioupol, le 24 février 2022.

Des radars et d’autres équipements de l’armée ukrainienne endommagés à Marioupol, le 24 février 2022.
AP/Sergei Grits

L’Ukraine a de son côté rapporté la mort de plus de 40 soldats et d’une dizaine de civils dans les bombardements.

10h00 TU. Les marchés mondiaux paniquent. Le prix du baril de pétrole dépasse les 100 dollars pour la première fois en plus de sept ans.

L’attaque militaire de l’Ukraine par la Russie semait la panique ce matin sur les marchés mondiaux, faisant chuter les bourses et s’enflammer les matières premières, pétrole et gaz en tête.

Le prix du baril de pétrole Brent de la mer du Nord a dépassé les 100 dollars pour la première fois en plus de sept ans. L’aluminium aussi battait des records à 3.400 dollars la tonne. Le blé frôle lui les 344 euros la tonne à Paris.

Un trader en Corée du Sud alors que les marchés mondiaux paniquent après l'attaque russe en Ukraine le 24 février 2022. 

Un trader en Corée du Sud alors que les marchés mondiaux paniquent après l’attaque russe en Ukraine le 24 février 2022.
AP/ Ahn Young-joon

La Bourse de Moscou plongeait même de plus de 30% et la monnaie russe, le rouble, a atteint un plus bas historique face au dollar avant l’intervention de la banque centrale du pays.

Les cours du blé et du maïs, dont l’Ukraine est le quatrième exportateur mondial, se sont envolés dès l’ouverture, quelques heures après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

09h45 TU. L’armée ukrainienne affirme avoir tué une cinquantaine d' »occupants russes. » Le bilan des pertes des forces armées ukrainiennes passe à trois morts.

L’armée ukrainienne affirme avoir tué une cinquantaine « d’occupants russes » dans la région de Lougansk (est).

« Le 24 février, près de 50 occupants russes ont été liquidés près de la localité de Chtchastia« , dans l’est de l’Ukraine, a assuré l’état-major de l’armée ukrainienne. Le terme « d’occupant russe » peut désigner tant les soldats russes que les combattants séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine.

Le bilan des pertes des forces armées ukrainiennes au déclenchement de l’offensive russe est, lui, passé à trois morts, toutes subies le long de la frontière sud avec la Crimée annexée par Moscou, ont annoncé les gardes-frontières.

09h10 TU. La France et les États-Unis annoncent leur soutien à l’Ukraine.

Le président américain Joe Biden a échangé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé la Maison Blanche, lui promettant le soutien des Etats-Unis face à l’attaque de la Russie.

Emmanuel Macron a, lui, convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale à 09H00 à l’Elysée sur la situation en Ukraine, où l’armée russe a lancé une offensive militaire. Le chef de l’État s’est par ailleurs entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a « demandé des interventions multiples pour soutenir l’Ukraine » et de « faire unité en Européens« , selon l’Elysée. Emmanuel Macron « lui a affirmé tout le soutien et la solidarité de la France« .

09h00 TU. Le président ukrainien ordonne « d’infliger un maximum de pertes » aux forces russes.

D’après le chef de l’armée ukrainienne, le président ukrainien ordonne « d’infliger un maximum de pertes » aux forces russes.

Des milliers d’habitants de Kiev sont en train de fuir la capitale d’après le New York Times.

08h40 TU. Le Kremlin va devoir « rendre des comptes », ont averti les chefs de l’UE.

Le Kremlin va devoir « rendre des comptes« , ont averti les chefs de l’UE, Charles Michel et Ursula von der Leyen. Les dirigeants des Vingt-Sept doivent se réunir en sommet aujourd’hui à 20H00 (19H00 GMT) à Bruxelles alors que l’UE a averti que des sanctions « massives » contre Moscou seraient prises en cas d’attaque de l’Ukraine.

« Nous demanderons au Kremlin de rendre des comptes« , ont averti le président du Conseil européen et la présidente de Commission européenne, dans un tweet au texte commun.

Les États-Unis ont annoncé qu’ils déposeront un projet de résolution sur la table du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la Russie pour sa « guerre » en Ukraine, a annoncé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

« Poutine a livré un message de guerre dans un mépris total pour la responsabilité de ce Conseil. C’est une grave urgence. Le Conseil devra agir et nous mettrons une résolution sur la table demain« , a dit Linda Thomas-Greenfield

08h20 TU. Des forces terrestres russes entrent sur le territoire ukrainien. 

Des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée, ont indiqué jeudi les garde-frontières ukrainiens alors que Moscou a lancé une opération militaire dans le pays.

« Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe) » par le point de passage entre la péninsule et la partie continentale de l’Ukraine, ont indiqué les garde-frontières.

Selon notre journaliste Romain Sinnes, présent sur place, des blindés ukrainiens sont à leur tour en train de monter au front dans le Donbass.

08h00 TU. Le président bélarusse Alexandre Loukachenko convoque les chefs de son armée. Une brigade de tanks russes serait en route vers Kiev, selon la chaîne américaine CNN.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, un allié de Moscou, va convoquer les chefs de son armée sur fond d’opération militaire lancée par Moscou contre l’Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé au téléphone dans la nuit de mercredi à jeudi son homologue bélarusse et allié Alexandre Loukachenko, l’informant qu’il allait lancer une opération militaire en Ukraine, a indiqué la présidence bélarusse.
« Vers 5h00 (0200 GMT) aujourd’hui, une conversation téléphonique a eu lieu entre les présidents bélarusse et russe. Au cours de l’appel, Vladimir Poutine a informé son collègue bélarusse de la situation à la frontière avec l’Ukraine et dans le Donbass« , a indiqué la présidence.

Selon notre envoyé spécial Loup Bureau, une brigade de tanks russes est en route vers Kiev après avoir passé la frontière biélo-ukrainienne. « Il n’y a que 160km jusqu’à la capitale ukrainienne. » précise Loup Bureau.

Des explosions ont aussi été entendues à Kramatorsk, ville dans l’est qui sert de quartier-général à l’armée ukrainienne, à Kharkiv, deuxième ville du pays, et à Odessa, sur la mer Noire.

07h15 TU. L’Ukraine attaquée le long des frontières russe et bélarusse selon l’armée ukrainienne. 

L’Ukraine est attaquée par la Russie le long des frontières russe et bélarusse, ont déclaré les garde-frontières ukrainiens. Les attaques auraient notamment été réalisées à l’aide d »‘artillerie ».

L’armée russe affirme avoir détruit les systèmes de défense anti-aérienne et mis « hors service » les bases aériennes de l’Ukraine. « L’infrastructure militaire des bases aériennes des forces armées ukrainiennes a été mise hors service« , a indiqué le ministère russe de la Défense. « Les installations de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes ont été détruites« , a-t-il ajouté.

Le journaliste Andreï Vaitovitch affirme que l’aéroport d’Ivano-Frankivsk, une ville à l’ouest de l’Ukraine est bombardé depuis ce matin.

Moscou a annoncé avoir fermé à la navigation la mer d’Azov, qui baigne la Russie et l’Ukraine, où les forces russes ont lancé dans la matinée une opération militaire.

L’armée ukrainienne a affirmé, elle, avoir abattu dans l’est du pays cinq avions et un hélicoptère de l’armée russe. « Cinq avions et un hélicoptère de l’agresseur ont été abattus« , a indiqué l’état-major de l’armée ukrainienne.

06h30 TU. Fermeture de l’espace aérien ukrainien. Des sirènes d’alarme anti-bombardement retentissent à Lviv.  

L’Ukraine annonce la fermeture de son espace aérien pour l’aviation civile après l’annonce par Vladimir Poutine d’une opération militaire contre ce pays. Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kouleba a dénonce le début d’une « invasion de grande ampleur de la Russie« , et des frappes sur plusieurs villes du pays, après une série d’explosions.

« De paisibles villes ukrainiennes sont en train d’être attaquées. C’est une guerre d’agression. L’Ukraine se défendra et gagnera. Le monde peut et doit arrêter Poutine. Il est temps d’agir maintenant« , a tweeté Dmytro Kouleba.

L’armée russe a assuré viser avec des « armes de haute précision » les sites militaires en Ukraine. « Les infrastructures militaires, les installations de défense aérienne, les aérodromes militaires et l’aviation des forces armées ukrainiennes sont mis hors d’état de nuire avec des armes de haute précision« , a indiqué le ministère russe de la Défense.

Le président ukrainien a appelé ses concitoyens à ne pas paniquer face à l’offensive russe qui frappe leur pays, annonçant par ailleurs l’introduction de la loi martiale.
« Pas de panique, nous sommes prêts pour tout, nous allons vaincre« , a dit Volodymyr Zelensky dans un message vidéo sur Facebook, ajoutant que la Russie avait effectué des frappes contre des infrastructures militaires et des garde-frontières.

Les sirènes d’alarme anti-bombardement ont retenti à Kiev, comme en témoigne le journaliste de France Télévisions Thomas Donzel.

Elles ont aussi été entendues à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine.

05h00 TU. Vladimir Poutine annonce une « opération militaire » en Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine annonce une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l’est du pays, malgré le tollé international et les sanctions infligées par l’Occident.

« J’ai pris la décision d’une opération militaire spéciale« , a décalré Vladimir Poutine dans une déclaration surprise à la télévision à l’aube, sans préciser si cette intervention se limiterait à l’est de l’Ukraine ou bien si elle serait plus large.

La ville de Kiev, le 24 février 2022. 

La ville de Kiev, le 24 février 2022.
AP/ Emilio Morenatti

De puissantes explosions ont été entendues à Kiev et dans la ville portuaire de Marioupol dans l’est de l’Ukraine peu après l’annonce par Vladimir Poutine d’une opération militaire contre l’Ukraine. Au moins deux explosions ont été entendues dans le centre-ville tôt le matin déclenchant des sirènes de voitures.

Notre envoyé spécial sur place Loup Bureau affirme que « des troupes russes seraient déjà présentes dans certaines grandes villes ukrainiennes« .

Mercredi 23 février

21.17 TU : Le Kremlin affirme que les responsables des « républiques » séparatistes prorusses autoproclamées dans l’est de l’Ukraine ont demandé l’« aide » du président russe Vladimir Poutine pour « repousser l’agression » de l’armée ukrainienne.

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse étatiques russes, a déclaré que ces deux régions rebelles prorusses avaient « demandé l’aide du président de la Russie pour repousser l’agression des forces armées » ukrainiennes.

20h01 TU : Le Parlement ukrainien adopte à une large majorité l’introduction de l’état d’urgence nationale face à la menace d’une invasion russe. 

335 députés contre un minimum requis de 226 voix ont voté pour cette décision proposée par le président Volodymyr Zelensky et soutenue plus tôt dans la journée par le Conseil de sécurité national.

19h07 TU : Le président américain Joe Biden annonce des sanctions contre l’entreprise chargée d’exploiter le gazoduc Nord Stream 2, reliant la Russie à l’Allemagne.

« Aujourd’hui, j’ai ordonné à mon administration d’imposer des sanctions contre Nord Stream 2 AG et ses dirigeants », a-t-il indiqué dans un communiqué. « Ces mesures font partie de notre première tranche de sanctions en réponse aux actions de la Russie en Ukraine », a souligné le dirigeant américain.

18h00 TU. « Toutes les forces sont en position d’alerte« , assure l’ambassadeur d’Ukraine en France, invité de TV5Monde.

Vadym Omelchenko, l’ambassadeur d’Ukraine en France, a déclaré que « toutes les forces, y compris celles qui sont établies tout au long de la frontière ukrainienne y compris en Biélorussie sont en position d’alerte« . Selon lui, « il ne reste qu’à appuyer sur la détente« .

Le diplomate a cependant reconnu qu’il ignorait de quel côté aurait lieu l’attaque et surtout quelle puissance la déclencherait en premier.

17H00 TU. Selon l’ONU, le conflit russo-ukrainien pourrait créer « jusqu’à 5 millions de réfugiés« .

Le conflit déclenché par la Russie avec l’Ukraine pourrait se traduire par « une nouvelle crise de réfugiés« , alertent les Nations Unies ce mercredi. Cette crise migratoire serait « l’une des plus importantes auxquelles le monde soit confronté aujourd’hui« , a déclaré Linda Thomas-Greenfield, l’ambassadrice américaine à l’ONU lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

16h00 TU. Les vingt-sept pays membres de l’Union européenne se réunissent en urgence à Bruxelles.

Le conseil européen vient d’annoncer un sommet en urgence à Bruxelles ce jeudi.
« Il est important que nous restions unis« , a déclaré ce mercredi son président Charles Michel. Le Belge explique que « les actions agressives  menées par la Russie violent les lois internationales, l’intégrité du territoire et la souveraineté de l’Ukraine« .

Ce mercredi, un  soldat ukrainien qui se trouvait sur la ligne de front dans l’est de l’Ukraine a été tué par un bombardement des séparatistes prorusses. Selon l’armée ukrainienne, un autre soldat a été blessé au cours du même bombardement.

15h00 TU. Vladimir Poutine s’entretient par téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. 

« La Turquie ne reconnaîtra aucune mesure affectant l’intégrité territoriale de l’Ukraine« , a fait savoir le président turc lors d’un échange téléphonique avec le chef d’État russe. « Un conflit militaire n’apportera rien à personne« , a ajouté Erdogan, qui espère poursuivre les « pourparlers démocratiques » avec Moscou.

La Turquie, membre de l’Otan, est proche de Kiev. Les deux pays entretiennent des relations commerciales étroites. L’armée turque a notamment vendu des drones militaire à l’Ukraine. Mais Ankara reste très dépendante de Moscou pour ses approvisonnements en énergie et en céréales, entre autres.

Rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan (gauche) et le président russe Vladimir Poutine (droite) à Sotchi. Russie, septembre 2021. 

Rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan (gauche) et le président russe Vladimir Poutine (droite) à Sotchi. Russie, septembre 2021.
Vladimir Smirnov / ASSOCIATED PRESS

14h00 TU. La Russie promet une riposte « forte » et douloureuse » aux sanctions américaines. 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré ce mercredi que la Russie prévoit une riposte aux sanctions imposées par les États-Unis. « Pas forcément symétrique, mais bien calculée et douloureuse pour la partie américaine« , a expliqué depuis Moscou Sergueï Lavrov.

12h00 TU. L’Allemagne a décidé de suspendre le projet de gazoduc Nord Stream 2.

À la suite de la décision allemande, la France a jugé que l’Allemagne avait pris une « bonne » et une « sage décision« .

Le gazoduc estimé à plus de 10 milliards d’euros, dont la construction est achevée depuis l’automne dernier, n’était pas encore en service en raison d’un blocage juridique de la part du régulateur énergétique allemand.

Un haut responsable américain a vu dans l’annonce de Berlin un « tournant majeur » qui « libérera l’Europe de l’étau géostratégique russe » lié l’approvisionnement en gaz naturel.

11h00 TU. L’ambassadeur du Kenya au Conseil de sécurité des Nations Unies à la Russie : « Si nous avions choisi de fonder notre État sur la base d’une homogénéité ethnique, nous serions encore en guerre, même des décennies après.« 

L’ambassadeur du Kenya à l’ONU, Martin Kimani, a livré un long discours sur les décisions de la Russie :

« Les frontières du Kenya etc elles de la majorité des pays africains ont été éclatées par la fin de l’empire colonial. Ces frontières ne sont pas les nôtres. Elles ont été dessinées depuis les métropoles coloniales telles que Londres, Paris ou Lisbonne, sans prendre en considération les nations ancestrales qu’elles étaient en train de diviser.

[…] Si nous avions choisi de fonder notre État sur la base d’une homogénéité ethnique, racial et religieuse, nous serions toujours en train de traverser des guerres sanglantes, même des décennies après.

Nous avons préféré nous contenter de ces frontières dont nous avons héritées. Mais nous continuerons à nous battre pour l’intégration économique, politique et légale de l’Afrique.

À la différence de certains pays qui regardent vers le passé avec une dangereuse nostalgie, nous avons choisi d’aller de l’avant. Nous avons choisi de suivre les règles de l’Organisation de l’unité africaine et des Nations unies. Non pas parce que nous étions satisfaits de ces frontières que l’on nous a attribuées, mais parce que nous étions mus par une volonté de paix et d’un avenir meilleur. »

10h00 TU. L’Ukraine mobilise sa réserve et demande à ses ressortissants de quitter la Russie.

L’Ukraine lance la mobilisation des réservistes de son armée et demandé à ses ressortissants de quitter la Russie au plus vite, du fait de la crainte d’une escalade militaire par Moscou.

« La mobilisation concernera les réservistes âgés de 18 à 60 ans« , officiers et militaires de rangs de la réserve opérationnelle appelés à rejoindre leur unité d’origine si besoin, ont annoncé les forces terrestres ukrainiennes.

<p>Un camion militaire dans une rue à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le 22 février 2022.</p>

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Un camion militaire dans une rue à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, le 22 février 2022.

 

AP

« La mobilisation commence dès aujourd’hui (mercredi, ndlr). La durée maximale du service est d’un an« . L’Ukraine compte plus de 200 000 réservistes en plus des 250 000 membres des forces armées régulières. Le refus de se présenter à cette conscription sans motif plausible pourra faire l’objet « de sanctions administratives et pénales« , ont précisé les forces armées.

Kiev a également appelé ses ressortissants à quitter la Russie au plus vite, dans un contexte « d’intensification des agressions de la Russie contre l’Ukraine« , explique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Près de trois millions d’Ukrainiens vivent en Russie, selon des estimations ukrainiennes. La Russie a elle annoncé l’évacuation de ses diplomates d’Ukraine accusant les autorités ukrainiennes de ne pas faire le nécessaire pour garantir leur sécurité.

9h00 TU. L’Occident annonce les premières sanctions.

Cinq banques sont visées par les Britanniques, dont Rossiïa et Promsviazbank, également pointées du doigt par l’UE en raison du financement d’activités militaires russes.

Washington a ciblé les deux banques publiques russes VEB (la banque publique de développement Vnesheconombank) et Promsvyazbank (PSB), « cruciales pour financer l’industrie russe de la défense« , précise le département au Trésor.

Ces actions « lancent le processus de démantèlement du réseau financier du Kremlin et de sa capacité à financer des activités déstabilisatrices en Ukraine et dans le monde« , annonce la secrétaire au Trésor Janet Yellen. Les annonces visant certains oligarques auront elles aussi un impact faible sur l’économie russe.

La secrétaire au trésor Janet Yellen à la Maison Blanche le 8 février 2022 à Washington. 

La secrétaire au trésor Janet Yellen à la Maison Blanche le 8 février 2022 à Washington.
AP/Patrick Semansky

Les difficultés accrues pour l’État russe à accéder aux marchés de capitaux occidentaux pour refinancer sa dette, après les annonces européenne et américaine, pourraient peser sur la valeur du rouble, et par ricochet sur le pouvoir d’achat des consommateurs russes pour les produits importés.

Cependant les Occidentaux font pour l’instant l’impasse sur le secteur énergétique russe,  hormis la suspension du gazoduc Nord Stream 2 qui n’était pas encore en service.

"La moitié du gaz européen dépend de la Russie qui n'a pas alimenté le marché spot d'achats immédiats et c'est sur ce marché qu'ont eu lieu les tensions sur les prix." L'instabilité des marchés du gaz naturel est l'un des facteurs qui explique la hausse actuelle des prix de l'énergie, selon Philippe Chalmin.

« La moitié du gaz européen dépend de la Russie qui n’a pas alimenté le marché spot d’achats immédiats et c’est sur ce marché qu’ont eu lieu les tensions sur les prix. » L’instabilité des marchés du gaz naturel est l’un des facteurs qui explique la hausse actuelle des prix de l’énergie, selon Philippe Chalmin.
(La construction du gazoduc russe Nord Stream 2 est achevée. Il doit alimenter l’Europe en gaz naturel dans les mois qui viennent — AP Photo — Dmitry Lovetsky)

Sanctionner le secteur de l’énergie russe, crucial pour l’économie du pays, représente en effet un pari risqué pour l’Europe, qui importe 40% de ses besoins en gaz de la Russie. Cela offre « un levier au Kremlin« , prévenait l’institut bruxellois Bruegel dans une récente note.

8h00 TU. Donald Trump salue le « génie » de Vladimir Poutine.

En regardant l’allocution de Vladimir Poutine, lors de laquelle le président russe a déclaré reconnaître l’indépendance de deux territoires séparatistes d’Ukraine, Donald Trump a vu du « génie » dans la stratégie du président russe, a-t-il déclaré à un podcast conservateur.

« Qu’est-ce qu’il est malin« , a ajouté l’ancien président au sujet de Vladimir Poutine, vantant au passage sa relation avec le dirigeant russe.

Assurant qu’il connaît « très bien » Vladimir Poutine, Donald Trump a aussi jugé que le dirigeant russe « n’aurait jamais fait sous l’administration Trump ce qu’il fait maintenant« . Donald Trump, qui flirte avec la possibilité de repartir dans la course à la Maison Blanche, a par ailleurs qualifié de « faibles » les sanctions adoptées pour le moment par l’administration Biden.

« Non seulement Poutine obtient ce qu’il a toujours voulu, mais il s’enrichit de plus en plus grâce à l’essor du pétrole et du gaz« , a déclaré l’ancien dirigeant.

Mardi 22 février

19h26 TU : Joe Biden annonce des sanctions qui coupent la Russie des financements occidentaux.

Le président américain dans un discours à la Maison Blanche déclare qu’il va imposer des sanctions contre les « élites russes ».

Une « première tranche » de sanctions empêchera la Russie de lever des fonds occidentaux pour rembourser sa dette souveraine. Les banques ainsi que certaines « élites » du pays seront également visées.

<p>Le président Joe Biden à la Maison Blanche le 22 février 2022.</p>

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Le président Joe Biden à la Maison Blanche le 22 février 2022.

 

AP/Alex Brandon

« Nous mettons en place de vastes sanctions sur la dette souveraine russe. Cela signifie que nous coupons le gouvernement russe du financement occidental », a déclaré le président américain. La Russie, par conséquent, « ne peut plus lever d’argent à l’ouest et ne peut plus négocier sa nouvelle dette sur nos marchés ni sur les marchés européens ».

Cette mesure pourrait peser sur la valeur du rouble, et renchérir le coût pour les consommateurs russes des produits importés.

Le secteur financier est également visé: « nous mettons en place des sanctions de blocage total contre deux grandes institutions financières russes, VEB (la banque publique de développement Vnesheconombank, NDLR) et leur banque militaire », a-t-il déclaré le président américain sans plus de précisions.

Par ailleurs, « à partir de demain, et dans les jours à venir, nous imposerons également des sanctions aux élites russes et aux membres de leur famille. Ils partagent les gains corrompus des politiques du Kremlin ».

18h31 TU : Le Pentagone va mettre tout en œuvre « pour éviter que le conflit n’aille plus loin »

Lors d’une réunion avec le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, le ministre de la Défense américain Lloyd Austin tout en condamnant la « dernière invasion » russe de l’Ukraine a assuré vouloir garder la voie diplomatique ouverte pour « éviter que le conflit n’aille plus loin ».

« La dernière invasion russe menace la paix, la sécurité et la prospérité de l’Ukraine et de la communauté transatlantique », a déclaré Lloyd Austin. « Nous continuerons à coopérer étroitement avec vous et nous resterons en phase avec nos alliés et nos partenaires pour essayer de trouver un moyen d’éviter que le conflit n’aille plus loin ».

Lloyd Austin, ministre de la Défense des États-Unis recevait le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba au Pentagone ce 22 février 2022.

Lloyd Austin, ministre de la Défense des États-Unis recevait le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba au Pentagone ce 22 février 2022.
© AP Photo/Manuel Balce Ceneta

17h51 TU : La Russie va évacuer ses diplomates d’Ukraine, a indiqué mardi le ministère russe des Affaires étrangères. Moscou accuse les autorités ukrainiennes de ne pas faire le nécessaire pour garantir leur sécurité.

« Pour la protection, la vie et la sécurité (des diplomates russes, ndlr), le gouvernement russe a pris la décision d’évacuer le personnel de ses missions étrangères en Ukraine, qui sera mise en œuvre dans les plus brefs délais », a déclaré le ministère dans un communiqué.

17h39 TU : Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marie Le Drian annule son entrevue avec son homologue russe Serguei Lavrov prévue vendredi 25 février.

17h27 TU : Les Vingt-Sept États-membres de l’UE approuvent un « paquet de sanctions » à « l’unanimité » contre la Russie après sa décision de reconnaître les territoires séparatistes dans l’est de l’Ukraine.
« Nous sommes tombés d’accord sur un premier paquet de sanctions à l’unanimité », a annoncé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à l’issue de la réunion des 27 ministres des Affaires étrangères à Paris. Ces sanctions « feront très mal à la Russie », a ajouté le chef de la diplomatie de l’Union Européenne, Josep Borrell.

16h50 TU : Vladimir Poutine, toujours lors de cette conférence de presse retransmise par la télévision russe, déclare que la « meilleure solution » pour mettre un terme à la crise autour de l’Ukraine serait que Kiev renonce à son désir de rejoindre l’Otan.

« La meilleure solution à cette question serait que les autorités actuellement au pouvoir à Kiev refusent d’elles-mêmes de rejoindre l’Otan et s’en tiennent à une neutralité », affirme le président russe.

16h40 TU : Poutine déclare que les accords de paix en Ukraine « n’existent plus ». Il reconnaît la souveraineté des séparatistes sur l’ensemble des régions de Lougansk et Donetsk. Il s’est dit prêt « à démilitariser l’Ukraine ».
Lors d’une conférence de presse surprise qui vient d’être diffusée à la télévision, le président russe a annoncé que l’éventuelle entrée de l’armée russe en territoire ukrainien en soutien aux séparatistes prorusses dépendra de la situation « sur le terrain ».

« Je n’ai pas dit que nos soldats vont y aller là, maintenant (…) Cela dépendra, comme on dit, de la situation sur le terrain ».

Il s’est prononcé pour une démilitarisation de l’Ukraine, arguant des armes qu’elle reçoit de ses alliés occidentaux.  « Si nos prétendus partenaires gorgent les autorités de Kiev d’armes modernes (…) alors le point le plus important est dans une certaines mesure la démilitarisation de l’Ukraine actuelle » .

(RE)lire : Ukraine : les Accords de Minsk, la seule issue diplomatique à la guerre ?

15h30 TU : Poutine demande au Sénat l’envoi de militaires en soutien aux séparatistes en Ukraine (vice-ministre de la Défense). L’Ukraine demande des armes aux occidentaux.
14h28 TU : L’Allemagne se dit prête à déployer plus de soldats en Lituanie

« L’Otan a renforcé nos mesures communes de réponse à la crise dans le cadre de la NRF (Force de réponse de l’Otan) et l’Allemagne est, elle aussi, prête à fournir des forces terrestres, maritimes et aériennes supplémentaires dans le cadre de ce renforcement« , a dit Christine Lambrecht, la ministre de la Défense allemande à la base militaire lituanienne de Rukla, où stationne un bataillon multinational de l’Otan dirigé par l’Allemagne.

La ministre de la Défense allemande, Christine Lambrecht, a indiqué ce mardi que l'Allemagne pourrait renforcer les contingents de la Bundeswehr en Lituanie.

La ministre de la Défense allemande, Christine Lambrecht, a indiqué ce mardi que l’Allemagne pourrait renforcer les contingents de la Bundeswehr en Lituanie.
AP Photo/Mindaugas Kulbis

« Nous comptons sur une solution diplomatique à la crise russe. Mais cela nécessite une dissuasion militaire crédible« , a ajouté la ministre.

14h01 TU : La Haute Commissaire aux droits de l’homme s’inquiète des risques accrus de violations des droits humains dans l’est de l’Ukraine

Michelle Bachelet s’est dite « profondément inquiète » de ce risque, ainsi que de celui de voir des atteintes au droit humanitaire international, dans un bref communiqué. « J’en appelle à toutes les parties à mettre fin aux hostilités et à ouvrir la voie au dialogue plutôt qu’à plus de violence« , a-t-elle écrit.

13h55 TU : Washington « salue » la suspension de Nord Stream 2 et annoncera ses « propres mesures » ce mardi

« Le président a clairement indiqué que si la Russie envahissait l’Ukraine, nous agirions avec l’Allemagne pour faire en sorte que Nord Stream 2 ne soit pas mis en fonction. Nous avons été en étroite consultation avec l’Allemagne cette nuit et nous félicitons son annonce. Nous prendrons nos propres mesures aujourd’hui« , a indiqué Jen Psaki, la porte-parole de Joe Biden sur Twitter.

13h19 TU : L’Otan convoque une réunion d’urgence mardi avec l’Ukraine

Une réunion d’urgence des ambassadeurs des 30 pays membre de l’Alliance aura lieu mardi en présence du représentant de l’Ukraine.

13h05 TU : Moscou « ne s’apprête pas pour l’instant » à déployer des forces dans l’est de l’Ukraine

La Russie n’a « pour l’instant » pas l’intention de déployer des forces dans les territoires séparatistes dans l’est de l’Ukraine, mais le fera en cas de « menace« , a annoncé le vice-ministre des Affaires étrangères Andreï Roudenko.

« L’aide militaire est prévue dans l’accord (avec les séparatistes), mais ne spéculons pas. Pour l’instant, on ne s’apprête à déployer personne nulle part« , a dit le responsable russe.

12h42 TU : Londres sanctionne cinq banques et trois oligarques russes

Les milliardaires visés sont Guennadi Timtchenko, Boris Rotenberg et son neveau Igor Rotenberg, a précisé le premier ministre Boris Johnson au Parlement, avertissant tenir « d’autres sanctions prêtes à être introduites avec les Etats-Unis et l’Union européenne si l’escalade se poursuit« .

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance de régions prorusses en Ukraine comme « une nouvelle invasion » servant de « prétexte à une offensive d’envergure« .

12h35 TU : L’Autriche convoque l’ambassadeur russe

12h18 TU : L’Union européenne propose de cibler les banques russes et l’accès aux marchés européens

L’UE a proposé mardi d’interdire aux autorités russes d’accéder aux marchés et services financiers européens et de cibler les banques finançant les opérations militaires russes dans les régions séparatistes ukrainiennes dont Moscou a reconnu l’indépendance.

  • (Re)voir : L’Union européenne s’apprête à prendre des sanctions d’envergure contre la Russie

12h02 TU : Londres convoque l’ambassadeur de Russie« Ce matin, le Foreign Office a convoqué l’ambassadeur russe, la rencontre se déroule actuellement« , a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, qui doit annoncer à la mi-journée des sanctions économiques contre la Russie.

11h56 TU : Vladimir Poutine assure ne pas vouloir « reconstituer un empire« 

« Nous avions prévu qu’il y aurait des spéculations comme quoi la Russie s’apprête à reconstituer un empire« , a dit l’homme fort de Moscou ce mardi lors d’une rencontre au Kremlin avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, et « ce n’est absolument pas la réalité« .

11h16 TU : L’Allemagne suspend l’autorisation du gazoduc Nord Stream 2

Le chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé suspendre l’autorisation du gazoduc controversé Nord Stream 2 reliant la Russie à l’Allemagne, après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance de provinces ukrainiennes pro-russes.

« Sans cette certification, Nord Stream 2 ne peut pas être mis en service« , a déclaré Olaf Scholz, ajoutant que le dossier allait être « réexaminé » par le gouvernement allemand. Le chancelier allemand a également appelé à des efforts diplomatiques entre Occidentaux et la Russie « pour éviter une catastrophe« .

10h48 TU : Le Kremlin se dit « ouvert » à la diplomatie

Selon le Kremlin, une rupture des relations diplomatiques avec son voisin, évoquée plus tôt dans la matinée par Kiev, aggraverait la situation.

10h35 TU : Les députés russes approuvent l’accord de Poutine avec les séparatistes prorusses d’Ukraine

« La reconnaissance de l’indépendance des républiques populaires de Donetsk et Lougansk et la ratification des accords d’amitié, de coopération et d’entraide doivent mettre fin au conflit, à la mort de nos concitoyens vivant là-bas« , a dit dans un communiqué le président de la Douma, Viatcheslav Volodine.

La décision du Kremlin a suscité une vague de joie dans la « république » séparatiste pro-russe de Donetsk.

10h13 TU : Pour Erdogan, reconnaître les républiques séparatistes pro-russes est « inacceptable »

« Nous considérons cette décision comme inacceptable. Nous appelons les parties concernées à faire preuve de bon sens et à se conformer au droit international« , a déclaré le chef de l’État turc en marge de sa visite officielle au Sénégal.

La Turquie, membre de l’Otan, est considérée comme un allié de Kiev, auquel Ankara a vendu des drones militaires.

10h12 TU : Le président ukrainien exige l’arrêt « immédiat » du projet de gazoduc Nord Stream 2 et dit envisager la rupture des relations diplomatiques avec la Russie

« Nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de l’introduction immédiate de sanctions pour un nouvel acte d’agression contre l’Ukraine« , a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse avec son homologue estonien. « Ces sanctions doivent inclure l’arrêt total de Nord Stream 2« , a-t-il ajouté.

En reconnaissant les séparatistes, la Russie prépare la poursuite de son « agression militaire contre l’Ukraine » selon Volodymyr Zelensky.

10h00 TU : Moscou appelle les autres pays à reconnaître les entités séparatistes d’Ukraine

  • (Re)voir – Dans le Donbass, le spectre d’une offensive russe inquiète les populations

09h52 TU : Selon Paolo Gentiloni, le commissaire européen à l’Économie, « l’incertitude va fortement augmenter » pour l’économie européenne

« La violation du droit international à travers la reconnaissance par la Russie de deux territoires séparatistes en Ukraine va fortement augmenter cette incertitude« , a-t-il déclaré dans un discours en visioconférence.

La Russie est le premier fournisseur de gaz de l’Europe et une confrontation militaire avec Moscou pourrait propulser les prix de l’énergie vers des sommets jamais atteints.

09h28 TU : L’Ukraine va connaître de nouvelles « épreuves » et des « pertes » selon le ministre ukrainien de la Défense

« Des épreuves difficiles sont devant nous. Il va y avoir des pertes. Nous allons devoir traverser la douleur, surmonter la peur et le désespoir« , a déclaré Oleksiï Reznikov dans une déclaration publiée par son ministère. « Mais nous allons vaincre sans aucun doute. Nous sommes sur notre terre« , a-t-il ajouté.

09h15 TU : Londres va annoncer des sanctions économiques « qui frapperont la Russie très fort« 

Le Royaume-Uni va annoncer ce mardi « une première série » de sanctions économiques qui vont « frapper la Russie très fort » après la reconnaissance de l’indépendance de régions séparatistes en Ukraine et d’autres suivront « en cas d’invasion« , a indiqué Boris Johnson.

A l’issue d’une réunion de crise à Downing Street, le Premier ministre britannique a indiqué que seraient présentées au Parlement dans la journée des sanctions visant non seulement des entités précises mais aussi « les intérêts russes le plus fort possible« . « Elles vont frapper la Russie très fort et nous ferons bien plus en cas d’invasion« , a-t-il ajouté.

Boris Johnson a estimé que le président russe Vladimir Poutine est « déterminé à mener une invasion à grande échelle de l’Ukraine » après avoir reconnu lundi soir l’indépendance des deux régions séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk.

Il a assuré qu’en cas d' »invasion à grande échelle » et d’assaut contre la capitale Kiev, « ce que (Vladimir Poutine) semble proposer« , « personne ne doit avoir de doute sur le fait qu’il est absolument vital que cette action, la conquête d’un autre pays européen, ne réussisse pas et que Poutine échoue« .

08h46 TU : L’Ukraine exige des « sanctions sévères » contre la Russie

08h21 TU : L’Iran appelle la Russie et l’Ukraine à la « retenue« 

Téhéran a appelé mardi Moscou et Kiev à faire preuve de « retenue » après la décision de Moscou de reconnaître l’indépendance des républiques sécessionnistes de l’Est de l’Ukraine et d’y « déployer des troupes russes« .

« Malheureusement, les interventions et les actions provocatrices de l’Otan et principalement des Etats-Unis ont compliqué la situation dans la région« , a affirmé le ministre des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh.

07h47 TU : L’Union européenne va décider mardi de premières sanctions contre la Russie

Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne a indiqué avoir convoqué un « conseil d’urgence des Affaires étrangères que la France va organiser ici même à Paris ». « Cet après-midi le Conseil va décider des sanctions qu’on va prendre (….) il faut agir vite et vite, ça veut dire cet après-midi, ici à Paris« , a-t-il précisé, estimant que ces sanctions seraient adoptées « à l’unanimité« .

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a affirmé que l'UE allait prendre des sanctions dès ce mardi après une réunion du Conseil des ministres européens des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a affirmé que l’UE allait prendre des sanctions dès ce mardi après une réunion du Conseil des ministres européens des Affaires étrangères.
AP Photo/Geert Vanden Wijngaert, Pool

07h26 TU : Les indices boursiers russes plongent à l’ouverture

Les indices de la Bourse russe ont plongé d’entre 8% et 11% à l’ouverture, après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions séparatistes ukrainiennes prorusses, en pleine crise russo-occidentale.

La devise russe, qui a dévissé nettement lundi soir, était également quelque peu mise à mal mardi.

06h24 TU : Moscou toujours « prête » aux négociations avec Blinken​

La Russie a assuré mardi être toujours « prête » aux négociations avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui doit rencontrer jeudi à Genève son homologue russe Sergueï Lavrov, après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes ukrainiennes prorusses.

« Même aux moments les plus difficiles… nous disons : nous sommes prêts au processus de négociations, c’est pourquoi notre position est restée la même (…). Nous sommes toujours pour l’utilisation de la diplomatie« , a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, dans des commentaires diffusés sur Youtube.

Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, doit rencontrer son homologue américain, Anthony Blinken, jeudi à Genève.

Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, doit rencontrer son homologue américain, Anthony Blinken, jeudi à Genève.
Maxim Shemetov/Pool Photo via AP

03h36 TU : La Chine appelle toutes les parties « à la retenue« 

La Chine a appelé lundi les acteurs de la crise ukrainienne à « faire preuve de retenue« . « Toutes les parties concernées doivent faire preuve de retenue et éviter toute action susceptible d’alimenter les tensions« , a déclaré Zhang Jun, l’ambassadeur de Chine à l’ONU, devant le Conseil de sécurité.

03h06 TU : Les États-Unis vont imposer de « nouvelles sanctions » contre la Russie

Les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient imposer de nouvelles sanctions contre la Russie mardi après une première réponse prudente à l’ordre du président Vladimir Poutine de déployer des troupes russes dans deux zones séparatistes d’Ukraine.

« Nous prévoyons d’annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie demain en réponse aux décisions et actions de Moscou aujourd’hui. Nous nous coordonnons avec nos alliés et partenaires pour cette annonce« , a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole de la Maison Blanche.

Les États-Unis ont dévoilé lundi de premières sanctions limitées après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance de régions séparatistes en Ukraine et à l’annonce de l’envoi de forces russes de « maintien de la paix » dans ces territoires.

00h24 TU : L’Ukraine dénonce une violation de sa souveraineté

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mardi dans une adresse à la Nation une violation de la « la souveraineté et l’intégrité territoriale » de l’Ukraine après la reconnaissance l’indépendance des deux « républiques » séparatistes du Donbass par Moscou, dont il affirme ne pas « avoir peur« .

« L’Ukraine qualifie les derniers actes de la Russie de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre État« , a-t-il dit, ajoutant que les Ukrainiens étaient « sur leurs terres« , et n’avaient « peur de rien ni de personne » et ne céderaient pas « une seule parcelle du pays« .

Lundi 21 février

23H00 TU : Vladimir Poutine ordonne à l’armée russe « de maintenir la paix » dans les territoires séparatistes

22h39 TU : Paris dénonce la « dérive idéologique » et le « discours paranoïaque » de Poutine

Vladimir Poutine est dans « une sorte de dérive idéologique » et a tenu lundi un discours mêlant des considérations « rigides et paranoïaques« , a estimé l’Élysée en réaction à la décision du président russe de reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes ukrainiens.

22h00 TU. Réactions des Occidentaux face au discours de Vladimir Poutine. 

L’Union européenne qualifie la reconnaissance de l’indépendance des régions séparatistes par Moscou de « violation flagrante du droit international » et va sanctionner « ceux qui sont impliqués » dans cette décision.

Dans un communiqué commun, le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ont déclaré : « Cette mesure constitue une violation flagrante du droit international ainsi que des accords de Minsk. L’Union réagira par des sanctions à l’encontre des personnes impliquées dans cet acte illégal »

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé son intention de soumettre aux ministres des Affaires étrangères de l’UE des mesures prévues dans le paquet de sanctions préparé en cas d’agression militaire de l’Ukraine par la Russie. « S’il y a annexion, il y aura des sanctions et s’il y a reconnaissance, je mettrai les sanctions sur la table et les ministres décideront.« , a-t-il précisé.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a appelé la Russie à « choisir la voie de la diplomatie« : « Les Alliés demandent instamment à la Russie, dans les termes les plus forts, de choisir la voie de la diplomatie, de renoncer immédiatement à son renforcement militaire massif en Ukraine et autour de l’Ukraine, et de retirer ses forces conformément à ses obligations et engagements internationaux« .

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg dans les bureaux de l'OTAN à Bruxelles le 16 février 2022.

Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg dans les bureaux de l’OTAN à Bruxelles le 16 février 2022.
AP/ Olivier Matthys

Enfin, Emmanuel Macron a dénoncé « une violation unilatérale des engagements internationaux de la Russie et une atteinte à la souveraineté de l’Ukraine » et a réclamé des « sanctions européennes ciblées » à l’encontre de Moscou.

20h30 TU. Vladimir Poutine annonce à la télévision nationale reconnaître l’indépendance des républiques de Donetsk et de Lougansk.

À la télévision nationale russe, Vladimir Poutine livre un long discours à charge contre l’Ukraine et l’OTAN. « On nous fait croire que l’OTAN est une organisation défensive mais on connait le prix de ces paroles« , lance-t-il avant d’annoncer d’avoir déjà prévu « l’issue de cette guerre. » Il interpelle aussi les Américians : « Pourquoi faire de nous, votre ennemi ? » .

Le président russe Vladimir Poutine lors de son discours à la nation le 21 février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine lors de son discours à la nation le 21 février 2022.
AP/Alexei Nikolsky

« La Russie a le droit de prendre toute les décisions pour garantir sa sécurité. Le gouvernement de Kiev ne veut pas mettre en oeuvre les accords de Minsk et ne privilégie aucune solution pacifiée. Ils veulent refaire dans le Donbass un Blitzkrieg comme en 2014. Aujourd’hui nous voyons l’utilisation de drones et de lance-roquettes. On a des tirs envers les populations civiles. Le soi-disant « monde civilé », que fait-il? »

« Les Occidentaux préfèrent fermer les yeux sur le génocide en cours contre 4 millions de personnes, uniquement parce qu’elles n’ont pas accepté le coup d’État ukrainien de 2014. On voit ce mouvement vers le nationalisme aggressif. Combien pourrait-on encore supporter cette stratégie ? »

Le chef d’État conclut alors son discours : « Le régime de Kiev est issu d’un coup d’État. Il n’y a pas d’autre issue que la violence dans le Donbass. On ne peut pas faire autrement que de reconnaître l’indépendance des républiques de Donetsk et de Lougansk. »

19h00 TU. Le Kremlin annonce que Vladimir Poutine va reconnaître l’indépendance des séparatistes prorusses. L’Union européenne menace de sanctions. 

Le Kremlin indique que Vladimir Poutine va reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine. Selon la présidence russe, « un décret en ce sens sera signé sous peu« .

Vladimir Poutine aurait informé de cette décision son homologue français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, médiateurs dans le conflit de l’est ukrainien, et ceux-ci aurait « exprimé leur déception« .

L’Union européenne est prête à actionner des sanctions si Moscou décide de reconnaitre l’indépendance des régions séparatistes de l’est de l’Ukraine et appelle le président Poutine à ne pas les reconnaitre.

« Nous partons du principe que le président Poutine ne le fera pas, mais s’il le fait, alors je mettrai le paquet de sanctions sur la table des ministres » européens, a averti Josep Borrell à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.

18h00 TU. Un civil tué par un bombardement séparatiste dans l’Est 

Sur le terrain, dans l’est de l’Ukraine, les affrontements se poursuivent. Kiev fait état de 14 bombardements des rebelles prorusses, dans lesquels un soldat a été blessé. Les séparatistes accusent Kiev de préparer une offensive généralisée et ont décrété une mobilisation générale, alors que l’armée ukrainienne dit rester sur ses positions.

Les rebelles ont fait, eux, état de trois civils morts dans des bombardements ces dernières 24 heures et soutiennent que 21 000 personnes sont privées d’eau à cause de bombardements ukrainiens.

Ces assertions n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et les Occidentaux affirment qu’elles font partie d’un scénario russe visant à tenter de justifier une intervention. Moscou n’a cependant cessé de mettre en garde contre le « génocide » que Kiev serait en train d’orchestrer. La Russie a assuré de son côté qu’au moins 61 000 personnes avaient été « évacuées » des zones séparatistes vers son territoire.

17h45 TU. Le rouble dégringole et les Bourses européennes en forte baisse.

Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse , plombées par une aggravation des tensions en Ukraine, où les Occidentaux craignent un embrasement du conflit. La Bourse de Paris a cédé 2,04% à 6.788,34 points. La place de Francfort a perdu 2,07%, celle d’Amsterdam 2,04% et l’Eurostoxx 50, indice européen de référence, a reculé de 2,17%.

La Bourse russe et le rouble ont subi de lourdes pertes au fur et à mesure que la situation se dégradait entre l’Ukraine et la Russie, Vladimir Poutine envisageant de reconnaître l’indépendance des séparatistes de l’Est de l’Ukraine.

<p>Des faux roubles lors d'une manifestation contre l'abus de biens publics à Moscou le 16 novembre 2011.</p>

Des faux roubles lors d’une manifestation contre l’abus de biens publics à Moscou le 16 novembre 2011.

AP/Ivan Sekretarev

L’indice principal de la Bourse de Moscou, le RTS (libellé en dollars), a terminé la journée sur un plongeon de plus de 13% à la fermeture (15H50 GMT), et de plus de 24% depuis le début de l’année.

Dans la journée, la devise russe a également dévissé. Le rouble a brièvement passé la barre des 90 roubles pour un euro (90,3) avant de se stabiliser autour de 89,5 roubles/euro.  Face au dollar, le rouble a culminé à 79,7 le dollar avant de redescendre à 79,1 roubles/dollar.

Le marché des changes a frôlé sans les dépasser les records du 26 janvier qui avaient provoqué une intervention de la Banque centrale.

17h30 TU. Selon Washington, Moscou possède une liste noire d’Ukrainiens à éliminer en cas d’invasion.

Les États-Unis disposent « d’informations crédibles indiquant que les forces russes établissent des listes d’Ukrainiens à tuer ou à envoyer dans des camps en cas d’occupation militaire » peut-on lire dans une lettre officielle des Américains adressée à la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet.

La lettre fait également état d' »informations crédibles » concernant l’usage de la force pour « disperser des manifestations pacifiques » ou toute autre forme d’opposition de la société civile ukrainienne.

Bathsheba Nell Crocker, l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU à Genève prévient qu’une invasion russe de l’Ukraine pourrait entraîner des abus tels que des enlèvements ou des actes de torture, et pourrait cibler des dissidents politiques.

17h00 TU. L’Ukraine demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Ukraine demande une réunion d’urgence du Coneil de sécurité de l’ONU face à la menace d’une invasion russe.

« À la demande du président Volodymyr Zelensky, je demande officiellement des consultations immédiates des membres du Conseil de sécurité de l’ONU au nom de l’article 6 des memorandum de Budapest. », a tweeté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

La demande se fonde sur un accord de 1994 garantissant l’intégrité et la sécurité de l’ex-république soviétique en échange de l’abandon des armes nucléaires héritées de l’URSS.

16h40 TU. Le président Vladimir Poutine se prononcera sur les territoires séparatistes dans la journée. 

Le chef d’État russe a annoncé qu’il allait décider « aujourd’hui » s’il reconnaît les séparatistes pro-russes d’Ukraine.

La Russie est considérée comme l’instigatrice du conflit et le parrain des séparatistes, la guerre en 2014 ayant éclaté dans la foulée de l’annexion par la Russie de la péninsule de Crimée après l’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux à Kiev.

Des volontaires du "Donbass" rendent hommage aux soldats ukrainiens tués pendant la guerre, à Kiev, le 6 février 2015. 

Des volontaires du « Donbass » rendent hommage aux soldats ukrainiens tués pendant la guerre, à Kiev, le 6 février 2015.
AP/Sergei Chuzavkov

Moscou a favorisé les séparatismes dans plusieurs républiques ex-soviétiques depuis la chute de l’URSS, reconnaissant notamment après sa guerre éclair en Géorgie en 2008 l’indépendance de deux territoires prorusses, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

16h30 TU. Les ministres français et russe des Affaires étrangères se rencontrent vendredi à Paris.

Les ministres français et russe des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Sergueï Lavrov, sont convenus de se rencontrer vendredi à Paris pour des « consultations préparatoires » en vue d’un sommet sur l’Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à la conférence de Munich sur la sécurité le 19 février 2022. 

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à la conférence de Munich sur la sécurité le 19 février 2022.
AP/ Ina Fassbender

Lors d’un entretien téléphonique, Jean-Yves Le Drian a par ailleurs réitéré auprès de son homologue russe « l’importance qu’une réunion du groupe de contact trilatéral, sous l’égide de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) puisse se tenir dès que possible » pour un retour au cessez-feu sur la ligne de contact dans l’est de l’Ukraine contrôlé par les séparatistes prorusses.

16h00 TU. Les pays baltes aux côtés de l’Ukraine. 

Les ministres des Affaires étrangères des trois États baltes, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, se rendront en Ukraine cette semaine.

La visite aura pour but « d’exprimer la solidarité et le soutien à l’Ukraine dans sa lutte pour l’indépendance et l’intégrité territoriale« , a déclaré le chef de la diplomatie lettonne Edgars Rinkevics, sur Twitter.

Selon son homologue lituanien Gabrielius Landsbergis, « s’il y a un endroit où les responsables politiques de l’Union européenne devraient être maintenant – c’est avec nos amis ukrainiens« .

15h30 TU. Le processus de paix dans le conflit en Ukraine n’a « aucune perspective » pour Vladimir Poutine. 

Une invasion de la Russie chercherait à « écraser » violemment le peuple ukrainien, déclare le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

Si la Russie envahit l’Ukraine, « ce sera une guerre menée contre le peuple ukrainien pour les réprimer, les écraser, les blesser« , a souligné le haut responsable sur la chaîne de télévision NBC.

Le président russe Vladimir Poutine en visioconférence le 21 février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine en visioconférence le 21 février 2022.
AP/ Pool Sputnik Kremlin

Vladimir Poutine a affirmé, lui, que le processus de paix dans le conflit en Ukraine n’a « aucune perspective« .

15H00 TU. La Russie étudie la demande de reconnaissance de l’indépendance des séparatistes en Ukraine.

Les dirigeants des deux territoires séparatistes de l’Est de l’Ukraine ont appelé le président russe Vladimir Poutine à reconnaître leur indépendance et à mettre en place une « coopération en matière de défense« .

Ces appels, coordonnés et diffusés à la télévision russe, ont été lancés par les dirigeants de la « République populaire de Donetsk » (DNR) et de celle de Lougansk (LNR), Denis Pouchiline et Léonid Passetchnik.

« Le régime ukrainien, allant à l’encontre de ses obligations, a décidé de résoudre (le conflit) par la force« , a dit le premier, appelant « au nom du peuple » à la reconnaissance de l’indépendance de son territoire et à un accord Russie-Donetsk y compris en matière de défense.

Le président russe Vladimir Poutine a confirmé étudier la demande de reconnaissance de l’indépendance des séparatistes en Ukraine.

14h00 TU. L’armée russe affirme avoir tué cinq « saboteurs » venus d’Ukraine en territoire russe ​

L’armée russe a annoncé lundi avoir tué cinq saboteurs venus d’Ukraine en territoire russe et que deux véhicules militaires ukrainiens avaient également tenté de franchir la frontière, ont rapporté les agences russes.
« Lors de combats, cinq personnes appartenant à un groupe de saboteurs et de renseignement ayant violé la frontière de la Russie ont été éliminés« , a indiqué l’armée, assurant que l’incident a eu lieu dans la région de Rostov à 06H00 du matin (03H00 GMT), près de la localité Mitiakinskaïa.

13H50 TU.  l’Union Européenne prête à sanctionner la Russie

L’Union européenne a réaffirmé lundi être « prête » à imposer des sanctions « dévastatrices » si Moscou attaque l’Ukraine et a finalisé l’octroi une aide de 1,2 milliard d’euros à Kiev lors d’une réunion de ses ministres des Affaires étrangères à Bruxelles avec leur homologue ukrainien.

13h00 TU. Un sommet Biden-Poutine « possible« , Poutine doit « faire son choix » (Elysée)

« Il est possible aujourd’hui d’aller vers un sommet, de réunir les parties prenantes« , a dit la présidence française, après une série d’échanges en ce sens entre Emmanuel Macron et ses deux homologues. « Maintenant, il s’agit pour le président Poutine de faire son choix« , a-t-elle ajouté, en soulignant que la situation reste « très dangereuse » et les parties sur un « chemin de crête« .

12h3O TU. Air France annonce l’annulation de ses vols prévus mardi entre Paris et Kiev

Air France a annulé ses deux vols Paris-Kiev et Kiev-Paris prévus mardi « au regard de la situation sur place et à titre conservatoire« , a indiqué lundi la compagnie aérienne.
« Air France réévaluera régulièrement la situation et rappelle que la sécurité et sureté des vols, de ses clients ainsi que de ses équipages, est un impératif absolu« , a-t-elle ajouté.

12h20 TU. Un entretien téléphonique entre Scholz et Poutine est prévu, ce lundi

Olaf Scholz « s’entretiendra à nouveau par téléphone avec le président russe en fin d’après-midi aujourd’hui, ce qui est étroitement lié et convenu avec le président français« , Emmanuel Macron, a affirmé le porte-parole du chancelier allemand, lors d’une conférence de presse régulière à Berlin.

11h45 TU. Moscou​ accuse les ukrainiens d’avoir détruit un poste-frontière russe, Kiev dément

Selon Moscou, un obus tiré depuis le territoire ukrainien aurait détruit une structure d’un poste-frontière russe sans faire de victime. L’Ukraine dément avoir tiré sur un quelconque poste-frontière russe.

09h40 TU. Le Kremlin juge « prématuré » d’organiser un sommet Poutine-Biden ​

« Il y a une entente sur le fait de devoir continuer le dialogue au niveau des ministres (des Affaires étrangères). Parler de plans concrets d’organisation de sommets est prématuré« , a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

09h30 TU. L’Ukraine salue le sommet entre Biden et Poutine, espère un accord sur un retrait des troupes russes ​

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a salué lundi à Bruxelles l’organisation d’un sommet entre les présidents américain et russe.
« Nous pensons que tout effort visant à une solution diplomatique vaut la peine d’être tenté (…) Nous espérons que les deux présidents sortiront de la salle avec un accord sur le retrait des forces russes d’Ukraine« , a-t-il déclaré à son arrivée pour une réunion avec ses homologues de l’Union Européenne.
08h00 TU.  Biden et Poutine acceptent un sommet proposé par Macron

Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Joe Biden ont accepté, ce lundi, de se rencontrer lors d’un sommet, proposé par leur homologue français Emmanuel Macron à la condition qu’une invasion de l’Ukraine n’ait pas eu lieu d’ici-là.
Cette annonce de Paris survient alors que la Russie et l’Ukraine ont continué, dimanche, de s’accuser mutuellement d’être responsables des nouveaux combats dans l’Est séparatiste ukrainien.