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DOSSIER MEDICAL : Les signes avant-coureurs de l’arrêt cardiaque !

L’arrêt cardiaque est l’aboutissement d’un processus silencieux. Bien avant qu’il ne survienne, notre corps émet des signaux annonciateurs de l’arrêt de fonctionnement du cœur. Revue des signaux qui doivent nous alerter et nous pousser à aller se faire consulter  par un médecin. 

 L’arrêt cardiaque est brusque. Bien avant, le système émet des signaux d’alerte. Les signes annonciateurs se succèdent. Mais peu de personnes peuvent faire une lecture des signaux. Aujourd’hui, la prévalence est sur une course ascendante. Environ 60. 000 cas de crise cardiaque sont recensés chaque année dans le monde. Des études menées par des scientifiques ont démontré que notre corps émet des signes d’alerte avant qu’un arrêt cardiaque ne survienne. Et toujours selon ces études, une seule crise cardiaque sur quatre survient sans signes au préalable.  
 Une forte fatigue et une forte pression dans la poitrine
 
Si vous vous sentez parfois fatigué, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Ces choses arrivent, surtout lorsqu’on n’a pas beaucoup dormi. La fatigue peut être aussi ressentie après un exercice physique intense.  Tout cela relève de l’ordre normal des choses. Toutefois, si vous êtes excessivement fatigué au point que certaines activités simples (par exemple faire les courses) vous épuisent, ou que vous êtes à bout de souffle lorsque vous empruntez trois escaliers, il y a matière à s’inquiéter. La fatigue peut découler d’une situation de stress lorsque  le cœur ne reçoit pas l’afflux sanguin adéquat. Ce symptôme peut être le signe d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque).L’un des signes les plus fréquents d’une crise cardiaque, c’est la sensation de forte pression au niveau de la poitrine. Cette sensation s’accompagne généralement d’accélération du rythme cardiaque, de douleurs à la poitrine, dans le dos, la mâchoire, le cou, le bras, ou la partie supérieure de l’abdomen.
 
Essoufflement, léthargie, vertiges et sueurs froides
 
L’essoufflement est le signe que votre cœur n’envoie pas assez d’oxygène à vos poumons et donc qu’une artère pourrait être bouchée. Si vous êtes souvent à bout de souffle sans faire d’efforts ou au cours d’efforts peu intenses, il est conseillé d’aller consulter un médecin. Si vous vous sentez faible et manquez d’énergie, c’est peut-être la manifestation que vos muscles ne reçoivent pas assez d’oxygène. C’est souvent le premier signe d’alerte d’une crise cardiaque. Si vous ressentez ces symptômes, il faut impérativement consulter un médecin. Vous toussez et vous avez le nez qui coule et de la fièvre ? Cela peut simplement être un petit rhume. Pourtant, ces symptômes peuvent apparaître un mois avant une crise cardiaque. La toux permet à votre corps d’améliorer le flux sanguin. A titre de prévention et de survie. Si vous constatez les symptômes suivants, il est fortement recommandé d’aller voir un médecin. 
 
2 millions de sénégalais risquent une crise cardiaque
 Ces risques n’épargnent guère notre pays. Déjà, le président de la Société sénégalaise de cardiologie (SOSE-CAR) parlant de la  situation de l’Hypertension artérielle au Sénégal affirmait que deux (2) millions de Sénégalais risquent de faire une crise cardiaque, un Accident cardiovasculaire (AVC), une maladie rénale ou autres complications connexes. Dr Kane avait indiqué que cette situation s’explique par le fait que les hypertendus ne surveillent pas leur tension artérielle et que beaucoup ne savent pas qu’ils ont l’hypertension artérielle. « Un adulte sur 3 est hypertendu dans notre pays. Mais environ la moitié de ces hypertendus connaissent leur statut d’hypertension artérielle. Autrement dit, l’autre moitié est hypertendue sans le savoir ».
 
Ce qu’il faut faire en cas d’arrêt cardiaque 
 
On estime que 40. 000 personnes décèdent chaque année d’un arrêt cardiaque dans le monde. Beaucoup d’entre elles pourraient être sauvées si les premiers témoins agissent sans attendre pour relancer le cœur. Il est donc essentiel de savoir reconnaître un arrêt cardiaque et appliquer des gestes qui sauvent. Le témoin d’un arrêt cardiaque doit faire trois gestes pour sauver la victime. Il doit d’abord appeler les services d’urgence, ensuite faire le massage et enfin utiliser un défibrillateur.
 
Dans ces circonstances, chaque minute compte. Une course contre la montre est engagée. Chaque minute gagnée augmente de plus de 10 % la chance de survie.   
 
 Selon Doctissimo, l’arrêt cardiaque provoque aujourd’hui près de 130 décès par jour, soit dix fois plus que les accidents de la route. Seulement  5 % des personnes ayant subi un arrêt cardiaque y survivent. Le défaut d’intervention précoce par un massage cardiaque et/ou une défibrillation du cœur est préjudiciable. Pourtant, cette urgence survient 7 fois sur 10 devant un ou plusieurs témoins, or moins de 40 % d’entre eux font les gestes qui sauvent. Dans ces cas, les chances de survie pourraient être augmentées si les premiers témoins de l’accident savaient réagir en réalisant les gestes de premiers secours. Des gestes qui sauvent : 4 victimes sur 5 ayant survécu à un arrêt cardiaque en ont bénéficié.

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