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L’importateur de riz Moustapha Tall Propose à l’Etat du Sénégal de :«réguler la filière riz, en la structurant de façon à favoriser une alimentation institutionnelle durable reposant sur…»

La décision du président de la République, Macky Sall tendant à lutter contre la cherté de la vie est «salutaire et vient à point nommé», a soutenu l’importateur de riz Moustapha Tall. «Nous saluons la décision du président de la République Macky Sall, en ce sens qu’elle est salutaire et vient à point nommé », a-t-il dit. Toutefois, «l’Etat doit rapidement réguler la filière riz», conseille-t-il, faute de quoi, « il sera très difficile de faire face aux chocs alimentaires cycliques », explique-t-il. Vingt sept ans après la libéralisation ‘’sauvage’’ du secteur du commerce imposée par les grandes puissances, le Sénégal peine à être autonome sur certaines denrées comme le riz. Ce qui est d’ailleurs, une aberration au regard du potentiel agricole et humain du pays. Aujourd’hui, fait-il savoir, il est plus que jamais urgent de «réguler la filière riz, en la structurant de façon à favoriser une alimentation institutionnelle durable reposant sur tous les maillions de la chaine d’approvisionnement».

En clair : « Faire en sorte que les producteurs soient connus de tous et s’occupent uniquement de la production et non faire la production, la transformation et la commercialisation comme cela se fait jusqu’ici». Avec une telle structuration de la filière, le Sénégal pourrait connaitre annuellement «sa production parce qu’au préalable les producteurs ont été bien identifiés, leur permettant ainsi de faire deux récoltes en une année mais également de connaitre avec exactitude leur production. En conséquence, ceci permettrait au gouvernement de connaitre le gap et ainsi s’inscrire dans une logique de combler ce gap, en travaillant année après année dans ce sens».

Il poursuit : «Faire la même chose dans la transformation et la distribution, en identifiant les acteurs et en mettant à leur disposition tous les outils nécessaires. En plus de cela, mettre en place une structure autonome regroupant producteurs, transformateurs et distributeurs, chargée d’organiser tout ça, et qui se chargera de trouver les moyens financiers auprès de la Banque agricole. Au bout de 5 ans, l’autosuffisance en riz ne serait qu’un vieux souvenir».

source:sudQuotidien

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