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Sénégal. Seuls 25% des établissements disposent de cantines scolaires : des organisations dénoncent une iniquité territoriale

Seuls 25% des établissements ont des cantines scolaires au Sénégal ; d’où le plaidoyer de Cicodev Afrique, Migration-Citoyenneté-Développement (Grdr) et Counterpart International pour l’universalisation des cantines dans les écoles. «Il faut tendre vers l’universalisation de l’alimentation scolaire, pour une équité», a estimé le Directeur exécutive de Cicodev Afrique, Amadou Kanouté, lors d’une rencontre d’échanges avec des journalistes pour la production d’enquêtes sur la question, tenue hier, jeudi 23 mai.  Pour cela, ajoute-t-il, «il faut un financement adéquat». Il déplore, dans ce sens, «le fait  que dans le budget de l’année 2024, 1000 milliards soit affectés à l’Education nationale et que seul 0,01% de ce montant est dédié à l’alimentation scolaire». A son avis, «même si le gouvernement a la vision pour l’équité territoriale, le besoin n’est pas traduit dans le budget de l’Education». Ce qui représente, à son avis, «un déphasage entre une vision et la matérialisation sur le terrain».

A titre illustratif, le rapport sur la situation de l’Education de l’année 2022 souligne que, dans le préscolaire, sur 4286 établissements, seuls les 840 ont des cantines scolaires. Dans l’élémentaire, la situation n’est pas plus reluisante. Sur un effectif de 10.990, ce sont uniquement 2089 qui ont des cantines. Dans le secondaire, les établissements qui disposent de cantines scolaires ne sont que 419 sur un total de 1129.  Ce taux faible motive le plaidoyer de ces organisations. En effet, pour changer la donne, Amadou Kanouté et Cie, veulent une loi qui consacre l’alimentation scolaire dans la jurisprudence sénégalaise. Les organisations souhaitent aussi  que les aliments consommés dans les écoles viennent des ressources locales et non de l’importation.

Mieux, le financement des cantines scolaires ne devrait pas venir plus des organisations internationales, selon ces organisations. Les zones périurbaines où les populations n’ont pas souvent de grands revenus financiers sont des cibles prioritaires. Il en est de même pour les campagnes où les éléves sont obligés parfois de faire plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver à leurs établissements.

source:sudQuotidien