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Covid-19 Mesures de restriction – Arrêtés redémarrés : Le port du masque n’a jamais été abrogé – Le relâchement à l’origine de la relance


Covid-19 Mesures de restriction – Arrêtés redémarrés : Le port du masque n’a jamais été abrogé – Le relâchement à l’origine de la relance
Par Mamadou SAKINE
Il a fallu dépoussiérer les archives pour rappeler une mesure toujours en vigueur. Après un relâchement, le port du masque de protection qui demeurait pourtant obligatoire dans les lieux publics et privés a été réactivé par le ministre de l’Intérieur ce samedi. Sur l’ensemble du territoire national, la mesure concerne : La voie publique, les services de l’Administration publique quel qu’en soit le mode de gestion, les services du secteur privé, les lieux de commerce, les moyens de transport public, les moyens de transport privé transportant au moins 2 personnes. Alors, le non-respect de ces mesures expose les contrevenants aux sanctions prévues par les lois et règlements, prévient le ministre de l’Intérieur. Antoine Félix Abdoulaye Diome invite ainsi les populations à se conformer à ces mesures. «Face à la recrudescence de la pandémie à coronavirus, le ministre de l’Intérieur tient à rappeler aux populations que l’arrêté n° 017602 du 29 avril 2021, prescrivant le port obligatoire du masque de protection dans les lieux publics et privés, reste toujours en vigueur», déclare-t-il.
L’arrêté publié aussi par le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mansour Faye, au lendemain des menaces présidentielles, obligeant «tous les passagers dans le véhicule à porter le masque, s’il y a deux personnes de plus», à «utiliser des produits désinfectants avant de monter à bord des véhicules de transport en commun», a toujours été en vigueur.
Ces arrêtés des ministres de l’Intérieur et des Transports sont la preuve que le laxisme dans le contrôle du port du masque a engendré ce chaos.
A cause de nos inconséquences et la banalisation de l’observance des gestes barrières, la situation pandémique est désormais hors de contrôle. Vu l’exposition des contaminations, ajoutée au mouvement de foule provoqué par la Tabaski, les lendemains risquent d’être anxiogènes. Hier, le pays a frôlé un nouveau record de cas positifs, annonçant une chape de plomb sur le territoire national si la tendance actuelle n’est pas inversée. Sur les 4 419 tests réalisés, 1 722 sont revenus positifs contre 1 366 le samedi, soit un taux de positivité est de 38,97%. En détail, il s’agit de 744 contacts et 978 issus de la transmission communautaire. Selon le bulletin d’information du ministère de la Santé et de l’action sociale, Dakar enregistre 774 cas qui sont répartis entre les départements de Dakar (295 cas), Pikine (145), Keur Massar (141), Rufisque (139) et Guédiawaye (54). En outre, les régions de Thiès et Diourbel sont les plus touchées après la capitale. Bref, le triangle reste le même depuis le début de la pandémie. Il faut aussi noter qu’il y a 6 décès. Alors que 31 patients sont en soins intensifs, contre 184 malades déclarés guéris.
Depuis le début de la pandémie, 52 mille 096 cas ont été déclarés au Sénégal dont 43 mille 311 guéris, 1 220 décès et 7 564 patients sous traitement. Depuis le début de la campagne de vaccination, 608 mille 384 personnes ont reçu leur dose.
msakine@lequotidien.sn

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