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Marque de vêtements : «Weaven» tissé sur une complicité


Marque de vêtements : «Weaven» tissé sur une complicité
Par Amadou MBODJI – Le génie créateur sénégalais n’est plus à démontrer. Beau­coup d’entre eux s’activent dans le secteur de l’informel et y trouvent leur compte. De fil en aiguille, de nouvelles griffes arrivent sur le marché, la tête farcie d’ambitions et déterminés à se frayer un chemin vers le succès. C’est le cas de El Hadji Malick Ndiaye et Lamine Camara, unis par une amitié qui remonte à leur tendre enfance. Si El Hadji Malick Ndiaye a raté sa vocation d’être footballeur après avoir arrêté ses études en classe de 3e, son compère Lamine Camara s’était tracé une voie dans la couture. C’est en apprenant ce métier qu’il a pris la décision de voler de ses propres ailes. Il s’en est ouvert à son ami et complice El Hadji Malick Ndiaye. La discussion qu’ils ont eue a davantage rapproché leurs destins et leur a permis aujourd’hui de disposer de leur propre marque qui s’appelle Weaven. Les deux amis sont les créateurs d’une collection de vêtements, de shorts, des tenues de sport. Bien que jeunes dans le domaine, leurs créations commencent tout de même à plaire. En atteste leur succès sur la petite lucarne où nombres d’acteurs des séries théâtrales s’affichent avec leur marque. Parmi eux, on peut citer des acteurs de la série Maîtresse d’un homme marié, le chanteur El Hadji Kane Diallo, et des animateurs comme Dj Yves de la Dtv et les jumeaux Pi and Ji, selon El Hadji Malick Ndiaye. «Nous étions en train de discuter avec un ami venu d’Oman. Et c’est de là qu’a jailli l’idée pour nous de créer notre marque. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas créer notre marque ? Et c’est là que nous avons entamé le processus jusqu’à arriver à concrétiser notre projet», déclare El Hadji Malick Ndiaye. Le plus grand vœu de ces complices et de percer le marché international. «Les gens portent des marques venant d’autres pays. Pourquoi pas nos marques portées à l’étranger ? On veut pénétrer le marché international. Tout ce que les autres peuvent faire, nous les Sénégalais pouvons le faire. On veut en faire une marque de produits locaux prisés à l’étranger», ne manque pas de dire le jeune Malick Ndiaye, ambition en bandoulière et qui travaille à partir de tissus importés, vendus à Colobane. Mais pour davantage de productions estampillées «made in Sénégal», il faut «décomplexer» les Sénégalais pour leur faire savoir que les créateurs sénégalais sont aussi valeureux que leurs autres collègues étrangers. «Nos tenues sont de qualité. Elles disposent d’une double couture, contrairement à celles d’autres pays cousues une seule fois. Cela explique la solidité et la qualité de nos tenues», fait remarquer El Hadji Malick Ndiaye du haut de ses 25 ans.
Ouvrir des boutiques pour y exposer leur marque de vêtements constitue l’autre cheval de bataille des deux compères aux cursus différents. «Lamine Camara a été formé comme tailleur. Sa force réside dans le fait qu’il aime beaucoup innover. Moi, j’ai étudié jusqu’en classe de 3ème. Je voulais être footballeur, mais je n’ai pu réussir dans cette volonté. Un jour, Lamine m’a fait part son vœu de rouler pour son propre compte. Je lui ai dit que ma grande sœur dispose d’une machine à coudre que cette dernière a fini par mettre à notre disposition. C’est comme ça que nous avons débuté notre collaboration. Nous vendons des shorts. Et cela marche comme sur des roulettes», indiquée le jeune Ndiaye.
ambodji@lequotidien.sn

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