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Bamba Dieng mais Marseille perd devant Feynoord Cinq raisons de (toujours) croire à la qualification des Marseillais en finale de Coupe d’Europe

Marseille's Senegalese forward Bamba Dieng fights for the ball with Feyenoord's defender Tyrell Malacia during the UEFA Europa Conference League semi-final second leg football match between Feyenoord and Olympique de Marseille (OM) Feyenoord stadium de Kuip in Rotterdam,on April 28, 2022. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)

L’Olympique de Marseille s’est incliné sur la pelouse de Feyenoord (3-2), ce jeudi, dans un match spectaculaire en demi-finale aller de Ligue Europa Conférence. Malgré cette défaite, le suspense est encore entier avant le retour, jeudi 5 mai, au Stade Vélodrome. Et les Marseillais ont plusieurs raisons de croire à une qualification en finale.

Jusqu’ici clinique en Ligue Europa Conférence, l’OM perd devant Feynoord  3-2 dans un De Kuip transformé en brasier, ce jeudi, en demi-finale aller de la compétition européenne. Trop fébriles en défense et pas assez efficaces devant, les hommes de Jorge Sampaoli sont dos au mur. Mais tout est encore jouable avant le match retour. Voici cinq raisons pour les Marseillais d’espérer et d’y croire jusqu’au bout.

Un seul but à remonter

La première est évidente. Malgré l’impression de naufrage collectif qui a parfois dominé au plus fort des assauts néerlandais, l’OM n’a perdu qu’avec un petit but d’écart. Le bilan aurait certes pu être plus lourd sans des sauvages de Steve Mandanda (76e, 90e+2), mais les Marseillais ont également réussi à se créer de nombreuses occasions comme autant de motifs d’espoirs.

Avec une meilleure finition de Bamba Dieng, le club phocéen aurait même pu prendre les devants très vite dans la partie et changer le scénario quelques minutes avant l’ouverture du score des locaux (18e). Mais le jeune Sénégalais a manqué ses deux face-à-face avec le gardien de Feyenoord (8e, 14e), avant de réduire le score d’une belle frappe (28e).

L’attaquant de 22 ans a eu de nouvelles opportunités en fin de match. D’abord sur un magnifique service de Guendouzi dans la profondeur qu’il n’a pas réussi à reprendre avant le retour in extremis de Malacia (67e), puis sur un bel enchaînement repoussé des pieds par le portier (84e).

L’OM a eu bien plus de maîtrise en deuxième période et Dimitri Payet est également passé tout proche de l’égalisation sur une belle frappe enroulée à la 90e, mais Marciano a détourné d’une belle claquette. Une fin de match qui a rassuré Jorge Sampaoli.

« En seconde, on a contrôlé les actions, on a mieux joué dans le camp adverse. On a eu quelques occasions pour égaliser. Il faudra jouer comme ça au Vélodrome pour soumettre l’adversaire, sinon, nos possibilités seront limitées », analysait l’entraîneur argentin en conférence de presse à l’issue de la rencontre.

Le Vélodrome, atout majeur

Les Olympiens devraient être accompagnés par l’atmosphère incandescente du Stade Vélodrome pour cette deuxième manche. Alors que deux mille supporters marseillais ont garni le parcage visiteur, jeudi, à Rotterdam, pour soutenir leur équipe, l’enceinte marseillaise devrait faire le plein pour aider les joueurs phocéens à renverser la situation.

Le Vélodrome réussit d’ailleurs très bien aux Marseillais ces dernières années sur la scène européenne. L’OM reste sur sept victoires consécutives dans son antre en phase à élimination directe. Certaines convoquent des souvenirs particulièrement inspirants pour les joueurs de Sampaoli.

C’est le cas de la victoire renversante contre le RB Leipzig (5-2), en quarts de finale de la Ligue Europa 2018. L’équipe marseillaise alors entraînée par Rudi Garcia s’était inclinée au match aller (0-1) et avait encaissé l’ouverture du score après deux minutes de jeu au retour avant d’enflammer le Vélodrome. Dimitri Payet avait notamment été un acteur majeur de cette soirée exceptionnelle.

En demi, l’OM se qualifie (presque) toujours

Au tour suivant, Marseille s’était imposé à domicile au match aller avec deux buts d’avance. Mais les Olympiens avaient tout de même chancelé au retour en étant entraîné en prolongations par l’équipe autrichienne. L’OM s’en était sorti grâce à un but salvateur de Rolando à quatre minutes du coup de sifflet final (1-2).

Une qualification sur le fil qui avait prolongé la série d’invincibilité du club à ce stade de la compétition : sur ses quatre apparitions dans le dernier carré d’une compétition européenne depuis 1991, l’Olympique de Marseille s’est toujours qualifié pour la finale ( C3 : 2018, 2004, 1999 ; C1 : 1991).

En 1993, date de la victoire du club olympien en Ligue des champions, le format était différent. Les huit dernières équipes en lice étaient réparties dans deux groupes de quatre, dont les vainqueurs étaient qualifiés pour la finale.

La dernière élimination de l’OM en demi-finales d’une Coupe d’Europe date de la saison 1989-1990 lorsque le club était tombé contre Benfica en Coupe des clubs champions, malgré une victoire à l’aller au Vélodrome (2-1).

Sampaoli a des alternatives

L’entraîneur argentin a fait le choix de débuter la rencontre aller contre Feyenoord avec Bamba Dieng et Cédric Bakambu pour entourer Dimitri Payet sur le front de l’attaque. Une décision motivée par la volonté d’apporter de la profondeur face à un bloc adverse très haut. Le pari a fonctionné avec le jeune attaquant sénégalais, lancé à plusieurs reprises dans le dos de la défense néerlandaise. Mais il a été bien moins concluant pour Bakambu, trop discret et remplacé à la pause.

Bamba Dieng lors du match aller contre Feyenoord. | PHOTO : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Ce choix impliquait surtout de laisser Arkadiusz Milik sur le banc. L’attaquant polonais n’a fait son apparition sur la pelouse qu’à cinq minutes de la fin sans parvenir à se créer de grosse situation. À domicile, avec plus de maîtrise, Sampaoli pourrait décider de faire évoluer son schéma pour réintégrer l’ancien buteur de Naples dans son onze de départ.

Pape Gueye et Amine Harit – auteurs de bonnes performances ces dernières semaines – pourraient également postuler à une place de titulaire après être entrés en cours de jeu à Rotterdam.

Une plus grande expérience

Emmené par la fougue de ses jeunes pépites Luis Sinisterra (22 ans) et Reiss Nelson (22 ans), Feyenoord a énormément fait souffrir la défense de l’OM lors de la première mi-temps du match aller. Avec un but et une passe décisive pour l’un et une passe décisive pour l’autre, les deux jeunes ailiers ont fortement pesé dans le résultat final.

Reste que ces profils sont représentatifs d’un effectif néerlandais très jeune qui ne possède pas d’expérience du très haut niveau européen. Un déficit qui pourrait jouer à l’avantage des Marseillais au match retour, s’ils parviennent à mettre les joueurs de Rottterdam sous pression.

L’OM peut compter sur plusieurs joueurs habitués de ces matchs à forts enjeux. Steve Mandanda (37 ans),et ses 100 matchs européen, Dimitri Payet (35 ans) et Boubacar Kamara (22 ans) étaient de la partie lors de l’épopée marseillaise en 2018. Arkadiusz Milik a lui 50 matchs européens au compteur. Des arguments qui comptent au moment de viser une place en finale d’une compétition continentale.