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COUPE D’ITALIE : L’INTER DE MILAN S’IMPOSE FACE A LA JUVENTUS DE TURIN

Bis repetita. Comme lors de la Supercoupe d’Italie, l’Inter Milan a eu besoin des prolongations pour s’adjuger un titre au nez et à la barbe de la Juventus Turin. Au terme d’un match à la dramaturgie certaine, les Nerazzurri ont remporté la huitième Coppa Italia de leur histoire, la première depuis 2011 (2-4). Les hommes de Simone Inzaghi, vite devant dans cette finale, ont d’abord vu le sacre leur échapper après une belle réaction des Bianconeri en deuxième période. Mais deux penalties, notamment, ont permis à l’Inter d’ajouter un deuxième trophée à sa collection cette saison. Cap sur le Scudetto désormais, si le Milan AC a la bonne idée de ne pas signer un sans-faute dans la dernière ligne droite.
Tout bonnement irrespirable. La finale de la Coppa Italia a livré toutes ses promesses, aussi bien en matière de spectacle que de scénario. L’affaire paraissait pourtant mal embarquée au regard de l’entame, idéale, des Nerazzurri. Après un corner qui n’a rien donné, Nicolo Barella a expédié une frappe dans la lucarne opposée pour mettre son équipe sur de bons rails (0-1, 7e). Il a fallu patienter pour voir une réaction de la Juve, qui a mis du temps avant de solliciter Samir Handanovic, toutefois décisif sur une manchette face à Dusan Vlahovic (24e) puis une claquette face à Matthijs De Ligt (30e). Au regard de la physionomie qui se dessinait, beaucoup de supporters ont dû se dire que l’Inter allait facilement l’emporter, sauf que la Juve n’avait pas dit son dernier mot.

                  UNE FINALE ARCHI DISPUTÉE

 

Il faut dire que l’enjeu était énorme pour la Vieille Dame : ne pas signer une saison blanche pour la première fois en dix ans. Les hommes de Massimiliano Allegri, qui a fini par perdre ses nerfs et être expulsé, ont bel et bien sonné la révolte lors d’un second acte quasi à sens unique. Et il ne leur a fallu que deux petites minutes pour renverser la vapeur, profitant d’une petite faute de main d’Handanovic sur un tir d’Alex Sandro (1-1, 50e) puis du sang froid de Vlahovic dans la zone de vérité (2-1, 52e). On n’imaginait pas l’Inter s’en remettre après avoir totalement perdu le fil du match.
C’était sans compter sur l’abnégation d’une équipe qui n’a pas été sacrée championne de Serie A en 2021 pour rien. Déséquilibré par Leonardo Bonucci après une déviation de la tête d’Ivan Perisic, Lautaro Martinez a permis à Hasan Calhanoglu d’inscrire un penalty en force pour envoyer les deux ennemis en prolongations (2-2, 80e). À cet instant du match, les Nerazzurri avaient repris du poil de la bête, preuve que les deux équipes n’ont cessé de se rendre les coups dans ce match de boxe, sans réel vilain geste en dépit d’une tension palpable. C’est d’ailleurs un bon point à souligner : le spectacle n’a jamais été terni par un excès d’agressivité.
Si l’Inter s’était fait désirer lors de la Supercoupe d’Italie, elle a pris un avantage définitif dès la première prolongation lors de cette finale de la Coppa Italia. Et c’est Perisic qui s’est occupé de tout. Le Croate a transformé un deuxième penalty pour son équipe, accordé après l’intervention tardive du VAR pour une faute de De Ligt sur Stefan de Vrij (2-3, 99e). Dans la foulée, il a gratifié l’audience d’un enchaînement de haute volée pour faire le break (2-4, 102e) et offrir à l’Inter Milan un énième trophée. Un résultat qui aura un goût bien évidemment amer pour la Juventus Turin, qui n’a jamais connu aucune disette lors de la décennie écoulée. Comme quoi, les temps changent.

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