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VIDEO-Scandale financier à la Ville de Thiès : EMG, Mickeyland, CBAO, Orange… Babacar Diop dévoile les dessous d’un « carnage financier »

Un véritable carnage financier aurait été opéré à la ville de Thiès. C’est du moins ce qu’a révélé le nouveau maire. Babacar Diop, après cent jours d’exercices sort des cafards sur l’ancienne gestion. Des marchés fictifs, des attributions de marchés avec complaisance et de multinationales mauvaises payeurs de taxes, entre autres révélations.

« Dans l’exécution du budget 2021, un montant de 19 937 280 FCFA a été utilisé pour la construction d’un mur de clôture de cimetière à Balabey II. Or, après vérification, il s’avère que non seulement les coûts des travaux ont été excessivement surévalués, mais que l’enveloppe totale a été versée au fournisseur alors que ce dernier n’a même pas exécuté le tiers des travaux qui devaient être faits », a noté Dr Babacar Diop.

S’agissant de sociétés qui ne s’acquitteraient pas correctement de redevances fiscales, le maire pointe un doigt accusateur sur la société de téléphonie Orange qui paie une modique somme, entre autre entités qui brassent des millions sur le foncier de la ville.

« La SONATEL est dans la même situation que la CBAO. Elle occupe un espace de 1 000 m2 donné en location par la Mairie à la date du 01/juillet 2003. Elle paie le mètre carré par an à 6 000 FCFA (soit 500 FCFA le m2 par mois) en dépit du décret n°2010-400 du 23 mars 2010 qui fixe le prix du mètre carré à 40 000 FCFA (soit 3 300 FCFA le m2 par mois) pour tout l’espace appartenant à la propriété communale. Autrement dit, en application du décret n°2010-400 du 23 mars 2010, la SONATEL devrait payer un montant annuel de 40 000 000 FCFA à la place des 6 000 000 FCFA annuels, soit un manque à gagner annuel de 34 000 000 FCFA par an. Et pour la CBAO, la Mairie Thiès-Ville a loué à la CBAO un terrain urbain de 800 m2 à distraire du TF 6000 / TH sis à Randoulene Nord. Le bail est consenti pour une durée de 30 ans, signé le 01/Juillet/2003, moyennant un loyer de 6 000 FCFA le m2 par an  (soit 500 FCFA le m2 par mois) ; ce qui représente un montant annuel global de 4 800 000 FCFA. Or, le décret n°2010-400 du 23 mars 2010 a fixé le prix du mètre carré sur cette voie à 40 000 FCFA par an (soit 3 300 FCFA le m2 par mois). Autrement dit, en application du décret n°2010-400 du 23 mars 2010, la CBAO devrait payer un montant annuel de 32 000 000 FCFA, soit un manque à gagner annuel de 27 200 000 FCFA.»

                                                         L’entreprise Emg, le dernier des mauvais payeur

Il poursuit : « Emg exploite illégalement une superficie de 1435 m2 située sur la promenade des Thiessois. Or, à notre grande surprise, aucun contrat d’exploitation concernant le site en question ne lie la Mairie à ladite entreprise. Cette exploitation illégale constitue pour la Mairie un manque à gagner minimal de  8 610 000 FCFA par an, soit 68 880 000 FCFA pour les huit années durant lesquelles EMG a exploité le site. Par conséquent, la Mairie, dès le 24 mars 2022, a pris les dispositions nécessaires pour faire valoir ses droits, en sommant EMG de payer le montant global dû tout en l’invitant à se régulariser dans les meilleurs délais».

Le maire qui avait soulevé l’exploitation de certains espaces de la ville revient à la charge pour informer à qui veut l’entendre que la mairie va utiliser tous les moyens pour faire respecter la loi.

 » Pour l’exploitation de l’espace en question, le premier contrat a été conclu le 1er janvier 2015 entre Mickey Land et la Mairie de Thiès-Ville pour une durée de 2 ans. Il était prévu que le contrat établi pouvait être renouvelé à la demande du Preneur. Le dernier renouvellement a été établi le 1er janvier 2019 pour une durée de 5 ans. Ainsi, en application de l’article 10 du chapitre V du dernier contrat liant les deux parties (Mickey Land et la Mairie Thiès-Ville), l’équipe municipale a motivé sa décision de rompre le contrat par trois constats :

Non-paiement de la redevance de location aux échéances fixées ;

Défaut de mise en valeur et d’entretien des espaces verts ;

Utilisation du site à des fins autres que celles prévues et acceptées par les deux parties » précise Babacar Diop.

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