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Report de la Présidentielle du 25 février 2024 . Ce Qu’il faut Retenir de la Conf. de Presse de Yewwi Askan wi du mardi 13 février

En conférence de presse hier, mardi 13 février 2024, des leaders de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW) continuent de dénoncer le report de l’élection présidentielle du 25 février 2024. Très déterminée, la coalition a annoncé poursuivre les actions nécessaires pour la tenue des élections à la date prévue.

Face à la presse hier,  mardi 13 février, Déthié Fall a évoqué  l’importance de parler à la population et a énoncé l’impact du report des élections sur le combat pour la liberté et la démocratie au Sénégal. Selon lui, le report a été orchestré pour entraver la participation de YAW, mais il assure que la coalition est prête et expérimentée. « On a organisé cette conférence pour s’adresser à la population. Ces derniers jours, nous n’avons pas eu l’occasion de nous exprimer publiquement, mais individuellement, chacun d’entre nous mène un combat au sein de sa coalition. Au cours des trois dernières années, nous avons porté le combat pour la liberté et la démocratie, et YAW ne faillira jamais à cette cause. En ce qui concerne le report de l’élection, YAW est l’une des raisons de ce retard. Tout cela semble être une tentative de nous mettre des bâtons dans les roues et de s’assurer que YAW ne participe pas à cette élection « . Poursuivant, le candidat à la présidentielle du 25 février 2024 affirme que « Malheureusement pour Macky Sall, six (6) candidats de notre coalition font partie de la sélection des candidats. Ce qu’il ignore, c’est que nous avons une grande expérience, et il est conscient que si des élections sont organisées, YAW sera inévitablement le gagnant. Il sait également que son candidat ne parviendra pas au deuxième tour. C’est la réalité, et c’est pourquoi, brusquement, il a interrompu le processus électoral. Cependant, c’est une cause perdue « .

Par ailleurs, Déthié Fall n’a pas manqué de critiquer avec force la décision de Macky Sall de prolonger son mandat, tout en affirmant que  » cela a plongé le pays dans une situation indescriptible « . Ainsi, il a appelé tous les Sénégalais à maintenir leur position et exige de Macky Sall d’organiser proprement son départ le 2 avril, date à laquelle il ne sera plus considéré comme président.
Le candidat à la présidentielle 2024 de poursuivre :  » Ce report est un défi pour tous les Sénégalais. Macky Sall a fermé la porte de l’histoire en choisissant la sortie par la petite porte. Il a décidé de prolonger le pays dans une situation indescriptible. Il n’a pas le droit de paralyser le pays pour ses propres intérêts. À cause de lui, le respect que le Sénégal avait acquis dans le monde entier a été bafoué, et nous sommes aujourd’hui critiqués partout. À Macky Sall, nous disons qu’il doit organiser proprement son départ le 2 avril, car à partir de ce jour, il ne sera plus considéré comme le président du Sénégal ». Et de relever : «  YAW mènera la lutte pour la liberté et la démocratie et vaincra. Nous ferons tout ce qui est nécessaire jusqu’au 2 avril. Passée cette date, il ne le sera plus. Qu’il organise les élections afin que YAW prenne le pouvoir, car c’est nous que la population a choisis ».

Le leader du Parti Républicain pour le Progrès (PRP) a exhorté par ailleurs les militants à rester unis. Ce, malgré les tentatives de division et les rumeurs. Aux militants, dit-il, il faut resserrer les « rangs et ne pas prêter attention aux rumeurs ni laisser place aux tentatives de division. Depuis 3 ans, on essaie de me diviser avec Ousmane Sonko, mais cela ne réussira jamais. Restez unis. Parfois, ils nous infiltrent, et il ne faut pas leur permettre d’atteindre leur objectif. Yaw dévoilera un plan d’action qui forcera Macky Sall à respecter le calendrier électoral ». Qui plus est, dira-t-il en conclusion,  « Nous allons nous ouvrir à toutes les associations qui se sont prononcées sur la situation du Sénégal. Nous demandons la mobilisation, car YAW continuera le combat. Macky Sall a décidé, par le biais de son stylo, de s’octroyer un mandat que nous ne lui accordons plus».